Que fais-tu depuis que tu as quitté le monde pro ?
« Après Angers, je n’ai pas trouvé de dernier challenge en pro donc je suis allé à Blois (DH Centre) en octobre 2012 dans un projet d’encadrer les jeunes pousses en équipe première puis d’aider le club dans son projet de montée en CFA2. En même temps, j’ai passé un un BTS œnologie-viticulture dans le cadre de ma reconversion. Ce fut deux saisons très enrichissantes sur un plan humain, sportif et éducatif. Quand je suis revenu sur Nantes, en décembre 2014, je me suis engagé pour cinq mois avec l’US Thouaré dont le président, Mathieu Patillon, est un ami. Mon projet dans le vin n’a pas avancé comme je l’espérerai donc, j’ai passé quinze jours chez Decathlon Atlantis afin de découvrir l’entreprise mais aussi de revenir dans le monde du sport. Puis j’ai découvert Generali par l’intermédiaire de Guillaume Garnier (ancien gardien de but au FC Nantes, USSA Vertou, ESO La Roche, USJA Carquefou, N.D.L.R.) que j’avais revu lors d’une rencontre avec l’équipe des ex-Canaris. »

Pourquoi t’être engagé dans les assurances ?
« Guillaume m’a fait rencontrer son responsable car il cherchait des conseillers. L’opportunité de pouvoir travailler dans une telle entreprise était une chance pour moi pour une première expérience hors football. Le challenge était de taille car le processus de recrutement est long et fastidieux mais aussi très technique. J’ai réussi à passer chaque étape et là découverte métier m’a plu. En plus, j’ai toujours aimé le contact avec les gens. »

« Jouer, ça ne me manque pas ! »

Tu n’as pas envie de rejouer en amateur ? Cela ne te manque pas ?
« Je m’étais toujours dit que si le fait de jouer devenait une contrainte et que je n’étais pas dispo à 100% dans le projet club, j’arrêterais. Le foot reste et restera ma passion première. Je continue d’ailleurs à jouer en loisirs avec quelques anciens Nantais, au foot en salle avec quelques collègues de travail ainsi que des rencontres avec les ex-Canaris. Mais ça ne me manque pas malgré un grand nombre de sollicitations ! »

Pourquoi avoir choisi d’être parrain des 70 ans d’Allez Nantes Canaris ?
« J’ai revu Gilles Crinière, le président, lors de l’émission Fou de Foot sur Télé Nantes. On a apprécié l’un et l’autre cette rencontre et après avoir bien échangé, nous nous sommes revus avec mon manager Cédric Chabot (également très implanté dans le foot) au siège de Generali. Nous avons vraiment eu envie d’aider cette association historique lors de ce bel événement des 70 ans. Pour Generali, être associé à un tel événement est très porteur. »

« Un moment magique qui te donne des frissons. »

Revenons à ta carrière, quel est ton meilleur souvenir ?
« Les deux plus beaux souvenirs sont la première victoire en Coupe de France, avec le FC Nantes contre Sedan en 1999, et lorsque j’ai entendu l’hymne de la Champions League lors de notre campagne 2001-2002. C’est un moment magique qui te donne des frissons. »

Et le pire moment ?
« Il est clair que ce fut cette blessure lors de Nantes-Marseille en mai 1999. Tu es jeune et de très belles perspectives arrivent et tout s’écroule d’un coup. J’ai réussi à rebondir mais cela a ralenti ma carrière qui partait à cent à l’heure. Cette mésaventure m’a aidé à relativiser et me sert encore beaucoup dans ma vie de tous les jours. »

D’ailleurs as-tu revu Patrick Blondeau, qui t’avait blessé ?
« Non, je ne l’ai jamais revu. »

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