Photo Philippe Le Brech

Dimanche après-midi, un joueur a été sauvé par un coéquipier et un adversaire après avoir fait un malaise cardiaque en plein match.

Le drame a été évité de peu dimanche après-midi au stade des Eglantines de Reims lors de la rencontre Olympique FC et Matouges en Départemental 3. Un joueur du club rémois a en effet fait un malaise cardiaque en plein match. Mais l’intervention de deux joueurs lui a sauvé la vie puisqu’ils ont réussi à le réanimer avant que les secours ne le prennent en charge et le transportent à l’hôpital. Retour sur les faits.

Peu après l’heure de jeu, le capitaine du club rémois s’est effondré sur le terrain. « On s’est précipité et j’ai constaté qu’il n’avait plus de pouls et qu’il était en arrêt cardiaque, a expliqué Sofiane Touati, le capitaine de Matouges, à L’Union. J’ai commencé à masser pendant qu’un joueur de l’Olympique effectuait les insufflations. Au bout de quelques minutes, le cœur est reparti mais il s’est arrêté une deuxième fois. Il y avait un défibrillateur. On nous l’a amené. Il a choqué à une reprise. Le cœur est reparti et j’ai continué de masser jusqu’à l’arrivée des pompiers et du Samu. Ça a bien duré dix minutes. »

« Il n’a aucune séquelle au cerveau »

S’il était toujours inconscient lors de sa prise en charge par le Samu, le cœur du joueur de 34 ans était reparti. Il s’est réveillé lors de son transport vers l’hôpital. « Il va bien, il est sauvé et il n’a aucune séquelle au cerveau, a confié Éric Martin, le président de l’Olympique, à nos confrères du quotidien rémois. Il reste à l’hôpital, bien sûr, le temps de savoir ce qui lui est arrivé. C’est quelqu’un qui ne fume pas, qui ne boit pas, sans antécédent connu. »

En tout cas, le joueur de l’Olympique peut remercier Sofiane, le capitaine adverse, et Kévin, son coéquipier. « S’il est toujours en vie, c’est grâce à cette chaîne de fraternité qui s’est mise en place, a précisé le président rémois. Il y a également eu une cohésion des arbitres qui ont fait arrêter tous les matches pour demander s’il y avait des secouristes. »

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