(Photo Philippe Le Brech)

Âgé de 18 ans, Zayyane Assani a été suspendu seize ans par la Ligue du Centre Val de Loire à la suite de l’agression d’un arbitre. Il a fait appel.

La commission de discipline de la Ligue du Centre Val de Loire a eu la main lourde ce jeudi 24 novembre. Elle a en effet suspendu Zayyane Assani (Bourges Foot) seize ans pour « acte de brutalité / coup occasionnant une blessure dûment constatée par certificat médical, entraînant une I.T.T. inférieure ou égale à 8 jours » à l’encontre d’un officiel.

Le samedi 22 octobre, le jeune joueur de 18 ans avait été expulsé lors d’un match de Régional 2 avant de se précipiter vers l’arbitre, lui assénant un coup de tête. Dans le procès-verbal, il est indiqué que l’arbitre a versé au dossier un certificat médical faisant état de « douleur à la palpation et spontanément de pommette gauche avec léger érythème en regard » et de « douleur biceps gauche à la palpation et mobilisation » entraînant une Interruption Totale de Travail (I.T.T.) de 3 jours. Il a également déposé plainte contre le joueur du Bourges Foot 18.

Un barème disciplinaire aggravé en Centre Val de Loire

Lors de son audition, Zayyane Assani « a reconnu s’être approché de l’arbitre dans un état de colère prononcé ». Mais il « a réaffirmé ne lui avoir cependant pas porté de coup ». Des propos qui auraient été confirmés par un joueur adverse lors d’un SMS envoyé. Or ce joueur n’a vraisemblablement pas été contacté par la commission. Celle-ci a donc retenu « un besoin de lutter avec la plus grande fermeté contre ce type d’infraction ; qu’en effet, il ne saurait être toléré que l’intégrité physique des officiels d’une rencontre, sans lesquels la pratique du football en compétition s’avèrerait purement et simplement impossible, puisse être mise en danger ».

Contacté par Le Berry Républicain, le joueur a indiqué son intention de faire appel de la sanction. Celle-ci peut en effet paraître lourde par rapport à d’autres Ligues ou Districts. Mais le Centre Val de Loire a décidé d’adopter un barème disciplinaire aggravé cet été. Avec notamment des sanctions pouvant aller jusqu’à 40 ans de suspension (voir ci-dessous).

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