Il va y avoir du changement à Tours durant la trêve... entre l'entraîneur et plusieurs joueurs.
C'est la dégringolade pour le Tours FC. (Photo Lisa Paquereau)

Le feuilleton de l’été n’est pas terminé. Relégué administrativement en National 3, le Tours FC espérait pouvoir être repêché. Ce ne sera pas le cas.

Alors que le Tours FC espérait être repêché en National 2 malgré la décision d’appel de la DNCG, le club d’Indre-et-Loire a reçu la décision définitive qui l’envoie pour la première fois de son histoire au cinquième niveau national. Mais le président Jean-Marc Ettori n’entend pas jeter l’éponge. Le club va faire appel en saisissant le CNOSF en conciliation.

Le communiqué du Tours FC

Le Tours F.C. souhaite, par ce communiqué, réagir à la décision communiquée hier, 15 juillet, par la commission d’appel de la DNCG de prononcer la relégation administrative du club en National 3.

Sur la forme, le Tours F.C. regrette le manque de cohérence de la DNCG. Après la publication le 11 juillet sur le site internet de la Fédération Française d’un extrait de PV indiquant la décision de rétrograder le club, le Tours F.C. a immédiatement réagi et fourni des éléments complémentaires afin de démontrer la sincérité des comptes présentés en audition. Le 12 juillet, la DNCG a adressé au club un courrier informant qu’elle mettait sa décision en délibéré, dans l’attente que lui soit communiqués les comptes visés par son commissaire aux comptes, et les abandons de comptes courants consentis par son actionnaire. Ces éléments avaient pourtant déjà été transmis à la DNCG, et ont été transmis à nouveau. Pourtant, et contre toute attente, et toute logique, la DNCG décidait finalement hier de confirmer sa décision de rétrograder le club en National 3. Et la Fédération Française précise aujourd’hui, dans un article publié dans le journal l’Equipe, que la décision finale avait été prise dès le 11 juillet, et que le club en avait été informé, ce qui est parfaitement inexact.

Mais surtout, le Tours F.C. conteste fermement les accusations portées contre lui dans la décision du 15 juillet. Pour tenter de justifier sa décision de relégation, la DNCG remet en cause, dans sa décision, l’authenticité des documents d’abandons de créance consentis par son actionnaire et dirigeant afin d’assurer la pérennité financière du club jusqu’au terme de la saison sportive. Ces accusations, d’une extrême gravité, sont fausses et contredites par les faits, puisque ces engagements avaient été intégrés dans le budget prévisionnel validé par le commissaire aux comptes du club, et présenté devant la DNCG lors de l’audition d’appel.

Toutes les garanties financières nécessaires avaient été données à la fédération française et la DNCG. Les comptes présentés lors de l’audition d’appel se traduisaient par une reconstitution significative des capitaux propres, et l’engagement du dirigeant actionnaire d’assurer sur ses fonds propres la trésorerie du club pour la saison à venir.

Le fait de retrouver dans la décision du 15 juillet des contre-vérités ou des questions auxquelles le club avait déjà répondu à plusieurs reprises en apportant les justificatifs utiles donne le sentiment de n’avoir été ni écouté ni entendu par la commission d’appel, et que la décision était déjà entérinée avant même la tenue de l’audition.

Par cette décision, la commission d’appel n’a manifestement pas respecté l’équité sportive, conformément aux objectifs qui lui ont été fixés par les textes en vigueur.  Certaines motivations de la Commission d’appel sont inédites et erronées techniquement. Les revirements observés dans les décisions prises, puis mises en délibéré, pour sauver les apparences, puis reprises négativement en sont la preuve.

Le Tours F.C. examine toutes les voies de recours qui lui sont ouvertes afin de faire valoir ses droits et rétablir la vérité.

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