Sébastien ROUDET (Capitaine Valenciennes)
Sébastien Roudet sous le maillot du Valenciennes FC. (Photo Philippe Le Brech)

Après plus de 500 matchs en pro, Sébastien Roudet s’est engagé avec l’USS Mérinchal (D1 Creuse) où évolue notamment son frère cadet, Michael.

Sébastien, un nouveau défi pour toi avec cette signature à l’USS Mérinchal en D1…

« En fait, tout est parti de l’anniversaire des 18 ans de mon petit cousin. On se charriait beaucoup parce qu’il faut savoir qu’au club de Mérinchal, il y a mon frère, mes deux petits cousins et c’est mon oncle l’entraîneur. Tout le monde me demandait si j’étais sûr de ne plus vouloir jouer, que l’aventure pourrait être sympa. »

Il ne fallait pas manquer l’occasion de pouvoir jouer avec ton frère !

« On n’a jamais eu l’occasion d’évoluer ensemble sur le terrain et mon frère était bien motivé, surtout qu’il a arrêté le foot il y a quatre ans. Il me relançait sans arrêt et comme on s’était dit qu’on allait le faire… je ne prends même pas ça comme un défi, c’est juste pour le plaisir ! »

Ça va être l’occasion de continuer à découvrir le monde amateur toi qui a démarré à Aubusson puis à Guéret…

« Oui c’est ça ! C’est une continuité et ça me permet de boucler la boucle. Je trouve ça sympa de finir là où tout a commencé pour moi niveau football. On va dire que c’est une forme de jubilé. »

Sébastien Roudet : « Le monde amateur a beaucoup évolué »

Avant de rejoindre la D1, tu as brièvement évolué en N3 du côté du FC Déols. Que penses-tu de ton passage ?

« C’était une saison très particulière car c’était la première fois qu’on vivait une telle situation à la suite d’une épidémie. On s’était préparé pour le maintien en National 3 car le club accédait à ce niveau pour la première fois dans son histoire. On est très mal parti mais la saison a été arrêtée. Le club est redescendu par la suite mais j’étais venu pour l’aider à se maintenir. »

Ton expérience a-t-elle été bénéfique pour faire face à ce genre de situation ?

« Avec l’expérience que j’ai, forcément il y a des choses qui ne changent pas. Maintenant, j’ai redécouvert le monde amateur qui a beaucoup évolué depuis mes débuts. Au FC Déols, l’état d’esprit était là et c’est ce que j’avais besoin de retrouver. J’en avais un peu ras la casquette du monde pro et l’important était de pouvoir rejouer avec les copains. »

« Si je peux aider à amener quelques partenaires ! »

Les clubs amateurs ont-ils évolué par rapport au football professionnel ?

« J’ai l’impression que les clubs amateurs se sont un peu professionnalisés par rapport au monde pro. On y retrouve toujours les mêmes personnes, des mordus de football et c’est une fierté pour eux de faire grandir leurs structures. Ce qu’il faut dire aussi, c’est qu’il y a beaucoup moins de bénévoles qu’avant, des personnes qui donnent 100% de leur temps au club. Il faut être reconnaissant car on ne se rend pas compte du boulot qu’ils abattent. »

Avec plus de 500 matchs en professionnel, continue t-on de faire connaissance avec soi-même ou son environnement ?

« Niveau monde professionnel, je pense avoir fait le tour. Même si j’ai toujours dit que je ne fermais pas la porte au monde pro, le monde amateur a beaucoup évolué. En National 3, les choses sont cadrées et on s’en rapproche doucement. Là où la chute va être vertigineuse, c’est quand je vais vraiment évoluer avec mon club en D1. Le constat sera plus simple car je ne sais pas comment fonctionne ce petit club. Ils sont très peu nombreux mais si je peux leur faire un petit coup de pub et les aider à attirer quelques partenaires, c’est avec plaisir ! »

>>> L’interview complète est à lire dans FootAmateur Le Mag n° 5 !

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