Sébastien Atlan
Sébastien Atlan sous le maillot du Paris Saint-Germain. (Photo Philippe Le Brech)
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Après 19 années passées sur les pelouses de France et de Navarre, Sébastien Atlan, 37 ans, a décidé de raccrocher les crampons. Il revient pour Foot Amateur sur son parcours et sur son avenir, qu’il imagine toujours dans le monde du football.

Issu du centre de formation de l’Olympique de Marseille, Sébastien Atlan n’apprend que tardivement que le club ne souhaite pas le conserver. Un évènement qui aurait pu freiner sa carrière, mais le défenseur droit s’est battu. « J’ai baigné depuis le plus jeune âge dans le football. Quand Marseille ne m’a pas conservé, j’ai dû passer les étapes par moi-même, en passant par la DH, le CFA, le CFA2Je ne n’ai signé mon premier contrat professionnel qu’à 26 ans, donc je n’étais pas destiné à être un joueur de foot. »

C’est avec le club d’Amiens qu’il découvre le monde professionnel, lors de la saison 2010-2011. Par la suite, l’aventure amiénoise prend une tout autre tournure, moins appréciable. « Avec Amiens, le coach a retourné sa veste sans raison, il ne voulait plus de moi. C’est un milieu difficile, il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas fiables dans ce métier ». Alors que le club tente de le faire partir en prêt, il refuse et trouve finalement une porte de sortie. « Il y a eu une opportunité pour me faire signer au Paris Saint-Germain, pour encadrer la réserve. Avec des discussions on s’était rapproché et cela s’est fait. »

Il joue avec Thiago Silva, Marquinhos, Veratti…

Enrôlé dans le club de la capitale, il dispute les rencontres avec la réserve et remplit son rôle. En 2014, il est appelé dans le groupe de Laurent Blanc en vue du stage de mi-saison à Doha (Qatar). Sébastien Atlan se retrouve alors avec le groupe pro et ses joueurs de classe mondiale : Thiago Silva, Marquinhos, Marco Veratti…. Une présence au sein due à son travail avec l’équipe réserve parisienne. « J’avais 29 ans, arrivé un moment, si tu es là, c’est que tu as de la qualité, ce qui fait que tu peux être avec eux. L’intégration au groupe s’est bien passée, j’ai passé beaucoup de moments sympas avec eux. »

Pour le gaucher, c’est un joli pied de nez envers ceux qui l’avaient mis à l’écart. « C’était une fierté et un aboutissement par rapport aux injustices que je pouvais avoir vécues dans ma vie, il y avait un effectif phénoménal avec qui j’ai pu jouer. ». De ce passage à Paris, le joueur laissera de lui une image positive, qui le suit encore aujourd’hui. « Quand je suis retourné au Camp des Loges, j’ai été bien accueilli, ça, c’est la plus belle reconnaissance, quand on dit que vous êtes une bonne personne. On rigolait bien, j’étais le Marseillais de l’effectif. »

Ce joli coup auprès de ceux qui ne lui ont pas fait confiance, il l’a encore plus savouré quand il en a vu les conséquences. « J’ai été récompensé par mon professionnalisme et mon travail. Quand j’étais à Paris, mon téléphone s’est remis à sonner. Ces personnes s’étaient peut-être dit qu’elles s’étaient trompées en ne me laissant pas ma chance. »

Des vacances… avant un retour dans le football ?

Après cette aventure, il quitte la capitale et rejoint Villefranche puis Toulon pour finir à Canet-en-Roussillon. Il quitte Paris avec des idées en tête, notamment celle d’œuvrer en tant qu’éducateur après sa carrière. « C’est venu par rapport à Paris. Dans les équipes tu vois que c’est structuré. L’aménagement des séances, ça m’intéressait. Par la suite j’ai passé mon BEF en 2016. »

Le Méditerranéen regagne l’air du sud en signant en faveur de Canet en Roussillon. Il arrive au club avec une double casquette, celle de joueur évidemment, mais celle d’éducateur également. « J’ai rempli le rôle de responsable de section sportive pendant un an. Je préparais des séances pour des jeunes de la 6ème au lycée. Le but est de leur proposer des séances adaptées à leur niveau. Je les suivais au quotidien, je participais au conseil de classe pour voir l’état global des joueurs. »

Désormais retraité du haut niveau, Sébastien Atlan compte dans un premier temps prendre des vacances et profiter un peu de l’été. Par la suite il se remettra au travail avec déjà quelques objectifs. « J’aimerais bien être à la tête d’une équipe, il faut voir les possibilités après. Déjà j’aimerais me former, pourquoi pas prendre le rôle d’adjointJe pense qu’il y a des personnes qui sont faites pour rester dans le football, je crois en faire partie. »

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