Richard Trivino aime dire qu'il est né sous la tribune sud du stade Jean-Laville. (Photo Philippe Le Brech)

Devenu directeur sportif du FC Gueugnon, le vainqueur de la coupe de la Ligue 2000 a réussi sa reconversion. Richard Trivino se confie.

D’où vient cet amour que tu as pour le FC Gueugnon ?

« C’est une grande histoire ! je m’amuse à dire que je suis né sous la tribune sud (rire). C’est un peu ça. J’ai touché le ballon tout petit avec moin père qui était éducateur au club. J’ai le sang jaune et bleu même si j’ai bougé un petit peu dans ma carrière. »

Ton père était gardien mais pourtant tu n’as pas commencé par le foot mais la gymnastique…

« En fait, je n’ai pas accroché tout de suite le foot. Mon père ne m’a pas forcé, je ne suivais pas trop. Et puis, un jour j’y suis allé et c’était fini ! J’ai pris la maladie. De toute manière, je n’étais pas très bon en gymnastique. »

Ce qui est étonnant, ce n’est pas que tu sois devenu directeur sportif car un gardien est souvent un peu barjot ?

« J’ai de gros problèmes car je suis compétiteur, je suis gardien de but et je n’aime pas perdre… alors imagine ! Je suis infecte au bord d’un terrain, je ne suis pas gérable. Mais je suis posé dans mon métier. Être devenu chef d’entreprise m’a fait prendre du plomb dans la tête. Je reste quand même impulsif, les arbitres et les délégués le savent. C’est compliqué à gérer ! »

Richard Trivino se considère comme un peu barjot ! (Photo Philippe Le Brech)

« A Gueugnon, Alex c’est le Druide ! »

Alex Dupont a toujours dit qu’il avait eu la chance d’avoir d’excellents gardiens et il t’a cité…

« A Gueugnon, Alex c’est le Druide ! Il a fait grandir le club. On ne peut pas gagner une coupe de la Ligue sans un grand entraîneur. »

Quels sont les souvenirs de ce 20 avril 2000 et de la finale gagnée face au PSG ?

« Je suis quelqu’un qui vit très rarement avec le passé mais cette année je suis obligé de faire avec. Ce sont de supers moments car pour un petit Gueugnonnais de gagner la coupe de la Ligue et de faire la coupe d’Europe derrière. On avait fait une très grosse saison. Notre force était d’être très soudés, c’était le collectif »

Cette saison, le FCG a gagné ses huit premiers matchs mais c’est Auxerre qui monte en National 2… « Dans le foot, la dynamique c’est compliqué. On perd ce premier match contre Auxerre mais on restait devant. Le problème c’est qu’ensuite à chaque fois qu’on faisait un nul, Auxerre s’imposait. Et ça a amené le doute dans la tête des joueurs. On finit deuxième avec plus de points que beaucoup de clubs qui terminent en tête de leur groupe. »

L’interview en intégralité dans le Talk du Foot Amateur !

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