C'est au stade de Saint-Eloi, à Poitiers, qu'un joueur est venu pointé son fusil sur un adversaire !
C'est au stade de Saint-Eloi, à Poitiers, qu'un joueur est venu pointé son fusil sur un adversaire ! (Capture d'écran Gootgle)

Jusqu’au 31 décembre, la rédaction de Footamateur revient sur les faits marquants de 2018. Et l’attitude des parents de joueurs a malheureusement marqué cette année.


Dimanche 4 février 2018, stade de Saint-Aloi au Nort-Est de Poitiers (Vienne). Lors d’un match de Départemental 3 entre l’AS Saint-Eloi et Poitiers Baroc, un joueur avait braqué un fusil sur un de ses adversaires avec lequel il avait eu une altercation quelques minutes plus tôt sur le terrain. D’origine brésilienne, l’auteur des faits n’avait pas fait parler de lui depuis le début de saison. Mais ce jour-là, il a pété les plombs !

« Ça fait dix-sept ans que je suis au club et je n’avais jamais connu ça ! assurait Sylvain Giraud, le président de l’AS Saint-Eloi, peu après les faits. On va faire en sorte d’être plus vigilant mais on ne peut pas savoir ce qu’il peut se passer car ce joueur n’avait pas fait parler de lui depuis le début de la saison. »

« On a décidé de faire un grand ménage ! »

Le joueur avait été interpellé peu de temps après les faits par la Police puis condamné à quatre mois de prison avec sursis en comparution immédiate, le 7 février, son frère écopant de trois mois fermes car c’est lui qui tenait l’arme lorsqu’ils sont revenus sur le terrain. Le 29 mars 2018, la commission de discipline du District de la Vienne a décidé de radier ce joueur à vie alors que l’AS Poitiers Saint-Eloi avait eu une suspension de terrain de trois matchs fermes.

Onze mois après les faits, le club de quartier de la Préfecture de la Vienne a retrouvé de la sérénité. « On a décidé de faire un grand ménage cet été, explique Sylvain Giraud. Il fallait absolument qu’on réagisse. On est donc reparti avec deux équipes seniors au lieu de trois. Ça nous a fait beaucoup de bien ! » Si le président poitevin estime que son club « est sur la bonne voie », il attend « un rendez-vous avec la ville de Poitiers en janvier ».

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