Stéphane Lepaisant se fait plaisir à Noyal-Brécé où il avoue qu'il est arrivé par hasard !
Stéphane Lepaisant se fait plaisir à Noyal-Brécé où il avoue qu'il est arrivé par hasard ! (Photo DR)

En propulsant le NBFC de la D1 à la R2, le coach a, quoi qu’il arrive, déjà marqué de son empreinte le club noyalais. Une aventure qui dure depuis onze ans.

À croire qu’il avait ça dans le sang. Comme un héritage inscrit dans son patrimoine génétique transmis par un père lui-même entraîneur en son temps. Sa bonne étoile peut-être ? « J’ai toujours eu cette fibre du coaching. Très tôt, j’ai commencé à passer mes diplômes », affirme le technicien qui vient de fêter ses quarante-cinq ans.

Pourtant, Stéphane débute le football alors que son envie est curieusement ailleurs. « Au départ, je voulais faire du rugby mais ma mère n’était trop pas chaude pour que j’en fasse, se remémore-t-il amusé. Au final, on m’a offert un équipement de gardien. Du coup, je me suis retrouvé dans les buts un peu par hasard, un peu contraint… » Le plaisir prend rapidement le dessus et les efforts physiques demandés relatifs au poste lui correspondent parfaitement. « Cela m’a beaucoup plu. En plus, on ne courait pas trop et ça m’allait bien (rires). »

Il use alors ses premiers gants dans les buts de l’US Sens de Bretagne avant de rejoindre ceux plus prestigieux du Stade Rennais jusqu’en Juniors (U19). Le CPB Bréquigny et ensuite les Municipaux de Rennes (Foot corporatif) sont également des étapes importantes dans la construction de son avenir footballistique. Un événement malheureux va le précipiter vers de nouvelles responsabilités. « Je me suis blessé au scaphoïde et comme je ne pouvais pas jouer, j’ai coaché. » Cette expérience nouvelle conforte ce leader dans l’âme dans ses idées et ses envies.

À Noyal-Brécé par hasard…

À trente-trois ans, sa carrière de joueur classée sur l’étagère des souvenirs, une opportunité alléchante s’offre à lui alors qu’au départ, elle ne lui est pas destinée. « Le projet de Noyal-Brécé s’est alors présenté. Un peu par hasard car le club avait d’abord contacté mon frère Jean-Francois qui était déjà en poste. Il avait décliné l’offre et avait proposé ma candidature. » Une aubaine qu’il ne laisse pas passer. L’alchimie opère dès les premiers contacts avec les dirigeants en place à l’époque.

« J’ai rencontré le président de l’époque (Pierre-Yves Tanvet) et le courant est bien passé, se rappelle Stéphane. L’équipe venait d’accéder à la D1 et l’objectif était d’évoluer dans les trois ans en Ligue. La saison d’après, on était monté en PH (l’équivalent de la R3). Première année passée sur le banc, première accession. « Tout cela a lancé un peu l’histoire. Après, les choses se sont enchaînées assez simplement. » Trois montées au total et un exploit en Coupe de France avec une qualification gravée dans le marbre contre Dinan-Lehon (ex CFA2), marquent cette solide collaboration qui dure depuis onze ans maintenant. Une belle réussite collective qui semble s’inscrire dans la durée.

« Je me sens très bien à Noyal-Brécé. Il faudrait cependant que l’on soit un peu plus attractif pour faire venir des joueurs de l’extérieur car notre vivier de jeunes joueurs n’est pas suffisant. Maintenant, tant que je serais en phase avec les dirigeants et que le club mettra les moyens pour continuer à progresser, l’histoire continuera. » Entre un club et un coach fait pour se rencontrer. Le hasard a bien fait les choses…

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