Le stade Fred-Aubert de Saint-Brieuc était gorgé d'eau
Alors que les spectateurs arrivent au stade Fred-Aubert de Saint-Brieuc, les dirigeants et les bénévoles briochins s'affèrent à évacuer l'eau du terrain afin que le match puisse se jouer. (Photo Philippe Le Brech)

La rencontre entre Saint-Brieuc et Lyon aurait pu être reportée avec un terrain gorgé d’eau. Récit de cette rencontre particulière.

Les conditions étaient dantesques avant la rencontre entre le Stade Briochin et Lyon lors de la huitième journée de National. Une dizaine de bénévoles raclait la pelouse de Fred Aubert pour évacuer le surplus d’eau présent sur le terrain. La rencontre était fortement compromise entre les deux équipes. Après le bon travail des dirigeants du Stade Briochin, l’arbitre décidait néanmoins de maintenir la rencontre. « Même le président s’y est mis » soulignait après la rencontre Maxime D’Ornano.

Des conditions très compliquées

L’ancien joueur de Saint-Brieuc Pascal Braud et actuel entraîneur adjoint de Lyon était persuadé que le match allait avoir lieu. « Il y a quelques années, à Saint-Brieuc, nous avons joué dans des conditions beaucoup plus difficiles. » Il remplaçait sur le banc de touche Emmanuel Da Costa, suspendu pour le match. Durant l’échauffement, à certains endroits du terrain, les deux remplaçants de Saint-Brieuc Jordan Blondel et Théo Bloudeau n’arrivaient même pas à s’échanger des passes à dix mètres.

Les premières minutes de la rencontre étaient donc compliquées pour les 22 acteurs. Des rebonds à la pelle, un ballon qui freinait par endroit, des appuis rendus aléatoires et des coins de terrain gorgés d’eau. Très vite, le maillot de l’attaquant de Saint-Brieuc Charly Dutournier devenait marron au lieu du jaune habituel.

Passé le quart d’heure de jeu, les joueurs commençaient à s’adapter aux conditions et le jeu devenait de plus en plus fluide. « Le terrain n’était pas simple, il sautait. Mais avec les conditions qu’ils y avaient, il était quand même correct (rires) » souriait l’entraîneur local Maxime D’Ornano.

Même le président du Stade Briochin, ici au centre raclette en main, a mis la main à la patte ! (Photo Philippe Le Brech)

Du spectacle malgré tout

Malgré tout, les spectateurs ont pu assister à une rencontre intéressante entre une équipe Briochine qui a eu le monopole du ballon. Et une formation lyonnaise regroupée dans ses trente derniers mètres et qui était venue pour se rassurer et prendre des points. Ce qu’ils ont réussi avec ce match nul (1-1).

L’intégrité des joueurs était quelque peu mis en danger. James Le Marer, le capitaine de Saint-Brieuc, devait sortir vers la demi-heure de jeu et Maël Illien à la pause. « Les changements de temps et le terrain gras n’ont pas aidé. Nous avons aussi des séances sur herbe et d’autres sur synthétique, ça n’aide pas non plus. Il y a l’intensité des matchs également » expliquait le technicien du club des Côtes d’Armor.

« Le terrain ne permettait pas de la justesse technique. Il s’est dégradé un peu dans l’axe, les côtés étaient un peu gorgés d’eau. Des officiels prennent des décisions. Si le terrain était injouable, l’arbitre aurait arrêté la rencontre en cours de match. Là, ce n’était pas le cas. »

Décidemment, le Stade Briochin n’est pas verni à la maison. Après deux joueurs qui se percutaient contre Bastia-Borgo, la tempête Alex leur est tombée dessus contre Lyon. Quelle péripétie va-t-il leur arriver contre Annecy ? Réponse mardi prochain…

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