NoëL Le Graët
NoëL Le Graët lors de l'assemblée fédérale. (Photo Philippe Le Brech)

Le président de la Fédération Française de Football a choisi L’Equipe pour répondre aux rumeurs de sa démission. Un vrai déni d’une gouvernance à bout de souffle.

A la suite de notre article ce lundi soir sur la rumeur d’une démission de Noël Le Graët lors de l’assemblée fédérale du 7 janvier prochain, le président de la FFF a décidé de répondre… auprès du quotidien L’Equipe. « Je n’ai jamais dit cela, ceux qui l’ont répété ont mal compris, a donc assuré Noël Le Graët dans cet entretien. Je n’ai pas du tout d’intention d’arrêter. Si ma santé reste stable, si je vais bien, il n’y a absolument aucune raison que j’arrête. Je suis très bien à mon poste et tout le monde m’aime bien. J’ai la chance d’être apprécié. »

Nous confirmons néanmoins tout ce que nous avons écrit sur la rumeur grandissante d’une démission du président de la FFF après avoir de nouveau contacté toutes nos sources. Sans lui porter offense, et surtout sans oublier ce qui a été fait à la FFF depuis son arrivée en 2011, une majorité des présidents de Ligue et de District pensent aujourd’hui que c’est le mandat de trop. Même s’ils ont majoritairement voté pour lui.

Noël Le Graët : « La Fédération se porte très bien »

A la question de savoir si sa succession est ouverte, Noël Le Graët a répondu « même pas en rêve, il y a un président qui tient la barre et qui est en bonne santé ». Un président qui doit surtout écoper lors de chaque polémique, souvent maladroitement. Un président qui a oublié le football amateur, qui est coupé de la base depuis de nombreux mois. Et ce n’est pas nous qui le disons mais les gens de terrain.

« La Fédération se porte très bien » souligne-t-il pourtant. La FFF se porte bien financièrement et en termes de licenciés grâce aux Ligues et Districts qui gèrent le quotidien. Mais la FFF ne se porte pas très bien de l’intérieur avec des querelles intestines qui continuent, certains services qui ne se parlent pas ou même qui se détestent.

Mais ça, Noël Le Graët ne semble pas le voir. Comme il a souhaité protéger Florence Hardouin dans le dossier du plan de sauvegarde de l’emploi mais aussi sur l’audit du fonctionnement de la FFF qu’il n’a jamais souhaiter rendre public. Ou d’autres multiples sujets… C’est le déni d’une gouvernance qui est désormais à bout de souffle.

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