A Clemenceau Besançon, la lutte a été difficile mais le club a obtenu sa montée en National 3... trois jours avant le début du championnat !
L'équipe qui est montée a considérablement changé depuis quelques semaines ! (Photo Clemenceau Besançon)

Dernier de son groupe, le SC Clémenceau Besancon n’a enregistré sa première victoire de la saison que le week-end dernier ! Pour lancer l’opération maintien, le président du club, Patrick David, a tenté le tout pour le tout lors de la trêve hivernale.

C’est en août dernier que commence le périple du club bisontin. À trois jours seulement du début du championnat de National 3, le SC Clémenceau Besancon apprend son repêchage. « Forcément, sur la quinzaine de joueurs que comptait notre équipe première, la moitié environ est partie car l’on ne pensait pas jouer à ce niveau-là. Il ne nous restait plus que quatre ou cinq titulaires de la saison dernière », explique Patrick David, le président.

Au début du championnat, l’équipe n’est pas prête et pas suffisamment compétitive pour lutter à ce niveau et, forcément, les résultats sont catastrophiques. « La période a été mal vécue à tous les niveaux, raconte le dirigeant. Quand c’est aussi compliqué sur le plan sportif, tout le monde se démoralise et baisse les bras. »

Pour relancer son club, Patrick David fait donc appel à un investisseur pour pouvoir embaucher à l’intersaison des contrats fédéraux à mi-temps. Au total, ce sont sept joueurs qui rejoignent Clémenceau Besancon : « Des joueurs qui ont largement le niveau de la N3, qui ont besoin de rebondir parce que soit ils ont eu des blessures, soit ils ont été rejetés d’un centre de formation ou ont connu une expérience décevante à l’étranger. »

« On n’a pas beaucoup le droit à l’erreur ! »

Avec autant de nouvelles têtes, il faut du temps pour que la mayonnaise prenne. Mais après un premier match nul dans un derby contre le Racing Besancon, Clémenceau arrache sa toute première victoire de la saison face à Saint-Apollinaire sur la plus petite des marges : 1 à 0. « Paradoxalement, c’est pourtant loin d’être notre meilleur match, souligne Patrick David. Les dernières minutes ont été compliquées : on se disait tous pourvu qu’on tienne ! »

Finalement, les Bisontins tiendront et arracheront leur premier succès depuis le 19 août et le coup d’envoi de la saison. Largués au classement, ils veulent pourtant croire à une incroyable opération commando : « Très sincèrement, si je n’y croyais pas, ce ne serait plus la peine que je continue d’être président ! ». Patrick David n’en reste pas moins lucide : accrocher ce maintien serait complètement inespéré au vu de la situation actuelle du club, bon dernier avec six points au total et 14 de retard sur Avallon, premier non-relégable. « C’est sûr que ça va être très compliqué et qu’on n’a pas beaucoup le droit à l’erreur, juge le président. Il va falloir enchaîner les victoires mais même si on part de loin, ça reste mathématiquement possible. »

Une descente ne signerait pour autant pas la mort du club. Le dirigeant du club veut avant tout impulser une dynamique sur cette deuxième partie de saison même si elle venait à se terminer par une relégation : « C’est important pour le projet de réussir de beaux mois afin de réussir à garder quelques éléments l’année prochaine en vue d’un possible championnat en R1 ». Le SC Clémenceau Besancon veut surtout continuer de développer son image de club formateur et veut prouver sur le terrain que sa place en N3 n’est pas usurpée en tentant de réaliser un possible exploit sur cette fin de saison.

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