National 3. Emerick Darbelet et Fontenay veulent « faire le boulot »

Derrière Saint-Nazaire depuis le début de saison, Fontenay (en bleu) est passé en tête lors de la dernière journée.
Derrière Saint-Nazaire depuis le début de saison, Fontenay (en bleu) est passé en tête lors de la dernière journée. (Photo Lakhdar Hadjeri)

Après sa victoire face à Saint-Nazaire (2-0), le Vendée Fontenay Foot s’est installé en tête de National 3 Pays de la Loire. Signe que le club et son nouveau coach, Emerick Darbelet, se sont adaptés et compris.

« Si nous faisons le boulot, nous serons en National 2 ! » Emerick Darbelet, le nouvel entraîneur du Vendée Fontenay Football, désormais leader de National 3 Pays de la Loire avec deux points d’avance sur Saint-Nazaire, annonce la couleur à sept journées de la fin. Tout en étant prudent.

« Il ne faut pas que ce soit un aboutissement, il ne faut rien changer, assure l’ancien joueur professionnel. L’objectif du club n’est pas forcément de remonter tout de suite, il est de gérer la transition. En revanche, mon ambition personnelle est différente : je veux remonter tout de suite. »

Un temps d’adaptation

L’ancien joueur professionnel est arrivé à l’intersaison pour prendre la suite d’Antony Gauvin, qui a entraîné pendant onze années l’équipe première du VFF. En début de saison, les Vendéens ont un peu peiné, surtout pour s’adapter à ce changement ; trois défaites lors des six premiers matchs de championnat. Mais aujourd’hui les Vendéens sont leaders. « Ça vient récompenser les efforts que j’ai demandé aux joueurs. Il a fallu qu’ils s’adaptent à moi, à ce que je demandais ; et mon discours a aussi dû devenir plus malléable », explique le technicien qui se définit comme « franc, direct et rigide dans les bases qu’[il] veu[t] mettre en place ».

Si certains auraient pu changer de plan lors des mauvais résultats du début de saison, pour Emerick Darbelet, il n’en était pas question. « Ça a été une période délicate. Il fallait digérer la descente, le nouveau coach. Certains auraient pu changer de plan pour que ça vive mieux. Mais j’ai cru en ce groupe. Et puis, j’ai eu la chance d’être soutenu par mon préparateur physique, mon entraîneur des gardiens, les coaches seniors, le président et les vice-présidents. »

Les moments clés du parcours

Dans chaque saison d’une équipe, des moments, des paroles, des matches sont clés pour arriver aux objectifs ou pour ne pas les atteindre. « La défaite devant Sablé (2-5) et devant La Suze (0-3) » l’ont été pour Emerick Darbelet. Tout comme, l’enchaînement de deux victoires très importantes juste après ; la première face aux Voltigeurs de Chateaubriant et la seconde à St-Nazaire en championnat. « On s’est resolidarisés autour de ça », analyse-t-il.

D’autres ajustements très utiles sont venus progressivement et viennent encore et pour certains difficilement. « Il y a une chose qui a été compliquée à leur inculquer : ce qu’ils avaient fait dans le passé avec Antony (N.D.L.R : Antony Gauvin) allait servir pour aller plus vite, même si on est différents. »

Emerick Darbelet est venu avec des ambitions, il veut aller de l’avant. Il a tenté de le communiquer à ses joueurs. « Ma famille est à 400 km de chez moi. Je n’ai que ça à faire. Je suis tous les jours au stade. Il a fallu qu’ils comprennent que je n’étais pas là pour tricoter. »Une parole décomplexée et sans langue de bois. « Je n’ai jamais triché, j’ai fait des bêtises mais puisque j’étais vrai, je pense que c’est mieux passé. »

Aujourd’hui sur la première marche de National 3 Pays de la Loire, il reste sept matches à jouer pour Fontenay. « Nous arriverons à la bonne destination si nous évitons toutes les mauvaises routes et surtout les raccourcis, qui pourraient nous perdre. » Samedi, Vertou sera la première des sept étapes jusqu’au National 2 pour Fontenay. Nous verrons quel chemin les Vendéens décideront d’emprunter !

SHARE