FC Martigues banc
Grégory Poirier et ses joueurs réalisent une excellente phase retour. (Photo Christian Izzo )

En s’imposant samedi dernier face à Jura Sud (3-1), l’équipe de Grégory Poirier a accentué son avance sur son dauphin, GOAL FC, surpris à Saint Priest (5-1).  A deux journées de la fin du championnat, le FC Martigues touche du doigt la montée, alors que début mars, il comptait 9 points de retard sur le club rhodanien…

Au mois de janvier, personne n’y aurait cru. Personne, hormis les Martégaux. Après une première moitié de saison passable et un bilan peu glorieux, avec seulement 4 victoires, les sang et or étaient bien loin d’imaginer ce scénario… même si pour leur entraîneur, Grégory Poirier cela restait dans un coin de la tête. « Quand on va affronter le FC GOAL en novembre, on a 11 points de retard, l’objectif est de ne pas perdre de point. Je viens en faisant des calculs car je sais que l’on peut revenir sur eux. ».

Pour lui le lent démarrage de la première phase s’explique facilement. « Il y a de nouveaux joueurs, un nouveau staff, il faut forcément un temps d’adaptation. Je pense que notre force en début de saison a été de créer un état d’esprit, puis on a mis en place un jeu et un système satisfaisant. »

Avec déjà 11 victoires sur cette phase retour, le club du sud a réalisé une remontée spectaculaire. Sur ses cinq dernières rencontres, l’équipe a signé 4 victoires, dont une sur GOAL FC justement. Là encore, pas de recette magique pour le coach, mais une explication logique. « C’est vraiment une histoire de continuité, ce qui est à noter c’est la préparation hivernale qui a été meilleure que l’estivale. On avait appris à se connaitre et l’état d’esprit s’était créé. On s’est concentré sur l’aspect footballistique. »

« On n’est pas loin de réussir »

Autre souci de début de saison réglé en cette fin d’année, la question des matchs à domicile. Si l’équipe affichait un bilan plus que correct à l’extérieur, à domicile elle s’était contentée d’une seule petite victoire (journée 9, 3-1 face à Rumilly Vallières). Un bien maigre bilan. « Sur les 6 premiers mois on n’arrivait pas à valider nos temps forts à domicile. La différence, c’est qu’à l’extérieur on jouait avec un bloc compact et on se devait d’être réaliste. Encore une fois, on a corrigé ça dans la continuité. »

Samedi, l’équipe de Martigues pourrait donc valider son ticket pour le National s’il arrive à bout de la réserve de Marseille. « On ne tombe pas forcément dans la facilité, il faut rester concentré. ». En effet ce match représente le match de la montée, mais également celui des extrêmes, le premier du championnat qui affronte le dernier. « On se concentre sur le jeu, on analyse notre dynamique, la leur… En cette fin d’année le plus dur c’est de gérer la fatigue mentale des joueurs. Il faut s’accrocher. On n’est pas loin de réussir. »

Si le club réussit cette montée, il s’agirait d’un moment historique. Après 10 ans à cet échelon du football français, le club martégal pourrait retrouver le championnat national qu’il a connu en tout 4 saisons depuis les années 2000.

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