Capture d'écran You Tube Provence Azur

Au lendemain de la confirmation que le FC Martigues jouerait bien en National 2, Gaby Charroux s’est fendu d’une sortie en bonne et due forme contre la gestion de l’ancien président.

Ce n’est pas certain que Baptiste Giabiconi reviennent voir un match au stade Francis-Turcan. Une semaine après la démission du mannequin de la présidence du FC Martigues, le Maire de la ville provençale est revenu sur les dernières péripéties du club dans La Provence du 6 juillet.

« Il n’y a eu aucune alerte du commissaire aux comptes retenu par Baptiste Giabiconi, a assuré Gaby Charroux. Un comportement anormal. Juste un relevé à Noël, mais je ne l’ai jamais vu, il ne m’a même été jamais présenté. Il ne s’est pas aperçu de la situation ou n’a pas voulu voir. » Le pacte de non agression semble déjà du passé, après un passage positif devant la commission d’appel de la DNCG.

« On s’en tire bien, poursuit le premier magistrat de Martigues. On a arrêté la catastrophe car le club se dirigeait tout droit vers le dépôt de bilan. Il y a eu une négligence telle ! Il y avait un semblant de structuration qui aurait pu ressembler à celle d’un club de Ligue 2 avec beaucoup de communication, que ça d’ailleurs ! Mais un projet trop grand, en tout cas sans les moyens humains, logistiques que ça implique, ce n’est pas possible. »

« Une masse salariale de près d’un million ! »

Si le FC Martigues avait été épinglé par le Gendarme financier du football amateur, c’est que la situation était réellement en très grande difficulté ! « Le club avait une masse salariale de près d’un million d’euros, a indiqué Gaby Charroux. On ne peut pas construire sans en avoir les moyens. C’est un peu comme la grenouille qui voulait se faire plus gros que le bœuf. » La masse salariale a été ramenée à 600 000 euros, ce qui est déjà pas mal pour un club de National 2.

Côté sportif, Eric Chelle est au travail depuis le début de la semaine. Ce que n’a pas manqué de signaler le Maire. « Je lui dis merci d’avoir tout de suite dit qu’il poursuivait. Le plus dur a été fait. Il faut maintenant regarder l’avenir, reconstruire car administrativement, c’est la Bérézina. Nous relever sportivement, réaffirmer un projet en direction des jeunes. » Le FC Martigues peut désormais de nouveau envisager l’avenir avec sérénité, tout en espérant jouer les premiers rôles en National 2 la saison prochaine.

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