Après une longue absence, Matthieu Le Guennec a enfin retrouvé le chemin des terrains (Photo : Fred Annin)
Après une longue absence, Matthieu Le Guennec a enfin retrouvé le chemin des terrains (Photo : Fred Annin)

Après dix mois d’absence pour cause de blessures récurrentes, le défenseur de trente-deux ans a rejoué plus de soixante-dix minutes le week-end dernier contre Locminé son ancien club. Il raconte son chemin de croix depuis mars 2017.

Lâcher prise ou s’accrocher pour revenir ? Cette question Matthieu Le Guennec a eu le temps de se la poser durant cette période interminabale de convalescence. La réponse est venue d’elle-même mais non sans mal. Dix longs mois sur le flanc, face à lui-même, pendant lesquels il a fallu trouver la force mais surtout la motivation pour faire les efforts indispensables et refaire surface dans le onze titulaire guichenais.

« C’était très très dur, souffle encore marqué Matthieu Le Guennec. Moralement, c’était compliqué de s’entraîner tout seul pendant dix mois. À un moment, j’ai vraiment douté et je me suis aussi demandé si j’avais vraiment envie de revenir. Si Gwen (Corbin, l’entraîneur du FC Guichen) ne m’avait pas un peu forcé, je pense que j’aurais pu lâcher. J’avouerai qu’en cas de nouvelle blessure, je réfléchirais à deux fois… »

Locminé, un clin d’œil du destin

La cause de tous ces maux ? Des blessures à répétition, sans véritables explications, aux deux mollets. « Apparemment, ce sont des blessures qui n’avaient pas bien été soignées. Du coup, je compensais sur une jambe mais ça pétait de l’autre. » Le clin d’œil du destin ou l’ironie du sort aura voulu que le défenseur axial guichenais refoule la pelouse samedi dernier contre Locminé son ancien club.

« C’était plutôt marrant de voir les anciens copains et mes anciens dirigeants sur le terrain », en sourit Matthieu. Et l’ancien pensionnaire du Racing Club de Strasbourg assure que c’était une pure coïncidence et non pas un rendez-vous coché sur le calendrier pour motiver sa reprise. « C’était vraiment le hasard. D’ailleurs, j’aurais peut-être pu jouer contre Redon mais le match avait été reporté. »

« Physiquement, j’étais à la rue »

À la question sur ses sensations après un éloignement aussi important, Matthieu a répondu avec toute l’honnêteté qu’on lui connaît après un peu plus de soixante-dix minutes de jeu. « J’ai eu une pression avant le match particulièrement forte. Physiquement, j’étais à la rue, car je n’étais pas à 100 %. Quand j’avais le ballon dans les pieds c’était difficile de jouer juste. Si maintenant tout se passe bien et que j’arrive à faire les entraînements, j’espère revenir à mon meilleur niveau d’ici un bon mois. » C’est tout le mal qu’on lui souhaite tout comme son entraîneur Gwen Corbin.

« Le retour de Matthieu, c’est très bien mais je ne m’emballe pas, tempère le technicien guichenais. Je m’enflammerai quand il aura fait un mois complet avec nous. C’est un joueur qui a de l’expérience et qui m’apporte de la communication sur le terrain. C’est un bon relais pour moi car il maîtrise les principes que je mets en place. J’ai une grande confiance en lui. Avec lui, on devrait être meilleur. » Et son retour au premier plan est déjà une victoire.

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