Mélanie Briche est la seule entraîneure au niveau national !
Mélanie Briche est la seule entraîneure au niveau national ! (Capture d'écran France 3)

Coach du Rodéo FC en National 3 depuis cinq saisons, Mélanie Briche fait figure d’ovni dans le monde du football car elle est la seule entraîneure au niveau national.

« Je suis la seule je crois » sourit-elle. Sans prétention, l’Amiénoise de naissance confirme l’unicité de son cas en France. Pour Mélanie Briche, cela semble logique : après avoir commencé à entraîner des jeunes au handball dès ses 16 ans, elle s’est ensuite tournée vers le football où elle a rapidement passé ses diplômes. « De 1998 à 2004, j’étais responsable de l’école de foot du Toulouse FC en même temps que je jouais et que je faisais les formations » confirme l’ancienne joueuse de l’Équipe de France.

Avec le Téfécé, elle a été quadruple championne de France et s’est même hissée jusqu’en demi-finale de la Ligue des Champions. « Malheureusement en 2004 il y a eu un clash avec le président Sadran qui a jugé que la section féminine ne lui rapportait pas assez » regrette-t-elle.

La Toulousaine d’adoption décide alors d’entraîner les moins de 18 ans, puis à Saint-Alban en CFA 2 avant de rejoindre le Rodéo FC, ce club de quartier dans l’Est de Toulouse. Après avoir joué les premiers rôles l’an dernier, c’est plutôt objectif maintien cette saison. « C’est beaucoup plus délicat, il y a eu un turnover important qui explique cela notamment » concède la coache.

« Être une coach femme, ça adoucit les mœurs ! »

Professionnellement, Mélanie Briche ne vit pas du football, même si elle en a fait sa passion, et travaille en tant qu’éducatrice sportive auprès d’enfants. Mais la transmission a toujours fait partie d’elle comme en témoigne son implication dans les clubs de la région toulousaine. Depuis longtemps en contact avec des joueurs, elle n’a jamais eu le moindre problème de comportement auquel faire face.

« Contrairement à ce qu’on pourrait penser, être une coach femme, ça adoucit les mœurs, j’ai une relation un peu maternelle avec mes joueurs. On évite la confrontation qu’il pourrait y avoir avec un homme entraîneur. » Pour autant, elle n’en perd pas de vue ses objectifs : la gagne, forcément, et réussir à ce qu’ils prennent plaisir à jouer ensemble, simplement, pour marquer le maximum de buts.

Si elle n’envisage pas de quitter le Rodéo FC, Mélanie Briche reste ouverte à toute proposition d’un club féminin dans la région qui souhaiterait faire quelque chose de bien et construire un vrai projet. Elle porte d’ailleurs un regard critique sur le Toulouse FC où le manque de moyen la frustre et souligne l’importance des sections féminines des clubs professionnels. « Dans deux, trois ans, il n’y aura plus que ça dans les premières divisions, ça se constate déjà. » Une évolution qu’il ne lui déplairait pas d’accompagner même si la coach nourrit encore des ambitions avec « son » Toulouse Rodéo.

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