Ce mardi soir, la commission d’appel du District de Dordogne a déjugé la commission des arbitres qui avait donné un match à rejouer après visionnage d’une vidéo.

Durant quelques jours, Molière a dû se retourner dans sa tombe tant la décision de la commission départementale des arbitres (CDA) du District de Dordogne était digne de son fameux Tartuffe. Une décision qui était aussi très dangereuse car elle aurait pu faire en sorte que n’importe quel club pouvait demander l’ouverture d’une procédure sur la simple production d’une video prise autour d’un terrain par un spectateur.

Mardi soir la commission d’appel du District a logiquement déjugé la décision de première instance de la CDA. « Considérant que le libellé de la réserve technique inscrite est succinct, ne faisant pas apparaître une mauvaise application des lois du jeu. Considérant que M. Tigoulet n’a pas commis de faute technique sur l’application des lois du jeu, dans ce cas présent il s’agit d’un fait de jeu. Considérant que devant la divergence d’interprétation du fait de jeu, conformément à l’Art 128 des Règlements Généraux de la FFF pour l’appréciation des faits, les déclarations des officiels sont retenues. »

Comme nous le rapportions en début de semaine, la Commission Fédérale des Arbitres (section lois du jeu), dans sa réunion du 29 Novembre 2018, avait précisé que « selon la loi 5 des lois du jeu IFAB les décisions de l’arbitre en rapport avec le jeu sont irrévocables et que l’observation des vidéos ne peut, en aucun cas, servir à remettre en cause une décision de l’arbitre qui relève de son appréciation (…), qu’en aucun cas le rôle des commissions n’est de ré arbitrer le match ».

Les débats sont donc clos et le résultat entre Saint-Genies Archignac et Condat est donc validé (2-3). Mais André Baldauf et sa commission auront fait couler beaucoup d’encre.


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