Biesheim porte bien son nom de petit poucet car c'est la première fois qu'une si petite commune atteint les seizièmes de finale de la coupe de France.
Biesheim porte bien son nom de petit poucet car c'est la première fois qu'une si petite commune atteint les seizièmes de finale de la coupe de France. (Photo Guillaume Blot)

Le titre de petit poucet des seizièmes de finale n’est pas usurpé pour Biesheim, petite bourgade alsacienne de 2 546 habitants, qui n’est plus à un exploit près. 

A 15 kilomètres à l’Est de Colmar, sur les bords du Rhin et donc de la frontière allemande, se trouve Biesheim. Cette petite bourgade alsacienne de 2 546 habitants a connu une histoire riche au Moyen-Âge, notamment sous le règne de Louis XIV. Aujourd’hui, c’est son club de foot qui la met en lumière.

« On est un peu en train d’écrire l’histoire du football alsacien parce qu’on est la première commune avec si peu d’habitants à atteindre ce stade de la compétition, rappelle justement son président, Marc Nagor. Biesheim n’était jamais allé plus loin que le huitième tour de la coupe de France. Le trente-deuxième de finale était déjà historique… là notre qualification pour les seizième l’est doublement ! »

Pensionnaire de National 3, l’ASC Biesheim n’est pas vraiment un club comme les autres. « Le but, c’est vraiment de donner du bonheur aux gens, assure l’homme fort de l’Entente Sportive Rhénane. Ça fait 20 ans que je suis dans le football et je suis en train de vivre aujourd’hui les moments pour lesquels j’ai voulu m’impliquer. C’est une vraie aventure humaine que l’on est en train de vivre. Une histoire d’hommes entre un président, un entraîneur, des joueurs, mais aussi les bénévoles ! »

« On dispose d’infrastructures exceptionnelles ! »

Grâce à sa victoire à Fleury-Mérogis (National 2) au tour précédent, l’ASC Biesheim est le petit poucet officiel des seizièmes de finale. Et son président ne se voyait pas jouer autre part que dans son stade municipal contre Grenoble. « J’avais dit que si je ne jouais pas chez moi, je serai allé moi-même à la Ligue pour leur dire que je ferais forfait, rigole Marc Nagor. Il faut savoir que notre commune a fait des investissements conséquents, ce qui fait qu’on dispose d’infrastructures exceptionnelles pour une commune comme la nôtre. On a eu des réunions concernant la sécurité avec le préfet, la police, qui nous ont dit que tout était opérationnel et on s’est mis aux normes. »

Ce match, c’est aussi des retrouvailles entre l’entraîneur Hervé Milazzo et le Grenoble Foot 38. « Ça me fera extrêmement plaisir de revoir certaines personnes mais au niveau sportif, ce sera plus que difficile » assure l’ancien joueur grenoblois (2001-2003) qui a connu trois quarts-de-finale de coupe de France. Tout est donc fait pour que la fête soit belle à Biesheim… et c’est toute une commune qui rêve d’un exploit du petit poucet !

 

Coupe de France, 16es de finale : ASC Biesheim, un "petit-poucet" sans complexe
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