Brassard One Love
Le brassard One Love reçu par les clubs amateurs. (Photo DR)

Alors que la FFF a refusé de s’engager sur le port du brassard #OneLove au Qatar, elle encourage les clubs amateurs à le porter en compétition.

Depuis quelques jours, plusieurs Ligues et Districts communiquent sur l’opération #OneLove Vivre Ensemble mise en place par la Fédération Française de Football. « Dans le sillage de la Fédération Néerlandaise de Football qui a pris récemment cette initiative, la FFF souhaite que le football français montre également son unité contre toutes les formes de discrimina­tion (racisme, antisémitisme, homophobie, sexisme,…) » indique le communiqué publié sur les sites des instances.

En Normandie, de nombreux clubs ont d’ailleurs reçu la semaine dernière un courrier signé Noël Le Graët avec deux brassards #OneLove. Le président de la FFF encourage à « porter ce brassard dédié symbolisant l’unité (contre toutes les formes de discrimination : racisme, antisémitisme, homophobie, sexisme…) à l’occasion d’un maximum de rencontres officielles de football amateur jusqu’à la fin de la saison ». Ce qui a un peu fait tiquer les dirigeants après la polémique sur le port de ce brassard au Qatar.

« C’est dommage que l’exemple ne vienne pas du haut »

« On applique les directives de la FIFA, point final, a expliqué Noël Le Graët dans L’Equipe. On est 32 équipes à participer à cette Coupe du monde, de continents différents, de cultures différentes, de religions différentes avec des problèmes différents. Je trouve très bien que la FIFA ait pris la décision que tout le monde porte le même brassard. À la Coupe du monde je suis la position de la FIFA. Quand on fait l’Euro, je suis celle de l’UEFA. Et en France, c’est la position fédérale qui prévaut. Chez nous, on distribue des brassards aux équipes amateurs pour ceux qui veulent les porter. »

Beaucoup de clubs amateurs n’ont pas trop compris cette absence de prise de position. « Compte tenu de ce qui se passe actuellement, je trouve ça bizarre, a confié Samuel Lopez, président de Verson (Calvados) sur Actu.fr. C’est dommage que l’exemple ne vienne pas du haut. » Ce n’est pas l’opération #OneLove Vivre Ensemble qui gêne les clubs amateurs mais le timing avec l’envoi des brassards en pleine coupe du Monde au Qatar.

« La fédération s’achète une conscience, a fustigé Cédric Garnier, président du club de Bretteville-sur-Odon, sur le site d’actualité normand. On ne peut pas être contre la démarche et on portera les brassards. Mais le président doit assumer. Il doit prendre la parole au Qatar. » Pas sûr que ce soit le cas…

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