Depuis quelques jours, de très nombreux clubs reçoivent des demandes de parents de jeunes licenciés pour que les licences soient remboursées. Quelle honte !

« Bonjour Monsieur le Président. Je vous contacte car j’aimerais savoir comment me faire rembourser une part de la licence de mes deux enfants étant donné qu’ils n’ont pas joué au foot depuis deux mois et qu’ils ne rejoueront sûrement pas d’ici le mois de juin. Je vous remercie. »

Mais non vous ne rêvez pas ! Ce message, qui nous a été transmis par un président de club du Sud de la France, est véridique. Et ce n’est pas le seul… car depuis quelques jours, de nombreux parents contactent le club où jouent leurs enfants avec la ferme intention de se faire rembourser les deux ou trois mois où ceux-ci ne seront pas sur les terrains. Ce qui veut dire quelques dizaines d’euros tout au plus.

Mais ce genre d’attitude pose de nombreuses questions. Le football est le sport populaire par excellence avec généralement des licences plus basses que dans les autres pratiques sportives. « Lors de notre dernière assemblée générale, une maman s’est insurgée contre une hausse du pris de la licence de 100 à 120 euros pour son fils de 11 ans, nous explique un président des Pays de la Loire. Je lui ai alors demandé combien elle payait pour sa fille à l’école de musique et combien de temps celle-ci y passait chaque semaine. Elle ne m’a pas répondu ! »

Tout ça pour quelques euros !

Avec généralement deux entraînements par semaine plus le plateau du week-end, un enfant passe en moyenne cinq à six heures par semaine avec son club de football… et presque dans tous les cas, un éducateur diplômé. « On a aussi des parents qui viennent une demi-heure ou une heure en retard pour chercher leur enfant car il y avait la queue à la caisse du supermarché voisin » déplore un éducateur de la région lyonnaise.

La situation actuelle est exceptionnelle et les clubs amateurs n’ont pas besoin de parents qui viennent quémander quelques euros car leur enfant n’a pas fini sa saison de football. « Plusieurs parents m’ont même expliqué qu’ils allaient monter un collectif pour pouvoir récupérer le prorata de la licence de leurs enfants » déplore notre président méditerranéen. Des gens qui n’ont vraiment pas de honte…

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