Photo Philippe Le Brech

Le repêchage du CS Sedan-Ardennes en National fait couler beaucoup d’encre. Décryptage des explications du Comex sur cette décision.

Dans le procès-verbal du comité exécutif du 13 juillet, la Fédération Française de Football explique le repêchage des meilleurs deuxièmes de D2 féminine (AS Saint-Etienne), D2 futsal (Kingersheim Futsal, Etoile Lavalloise) et National 2 (CS Sedan-Ardennes). Deux règles ont en effet été appliquée par l’instance fédérale : « repêchage des clubs relégables, sauf le dernier » et « accession du meilleur deuxième du niveau inférieur ».

Avec l’application du premier critère, cela permet donc de repêcher Issy Foot Féminin en D1 Féminine ainsi que l’US Boulogne Côte d’Opale, le FC Bastia-Borgo et l’US Créteil Lusitanos suivant le classement de la saison 2020-2021 puisque ces championnats se sont terminés.

« Considérant en conséquence, après application de cette règle, qu’il demeure une vacance en National 1, D1 Féminine et D1 Futsal, du fait de l’application combinée de la relégation obligatoire du club classé dernier de chacun de ces trois championnats et de l’absence d’accessions de clubs issus des championnats de la division inférieure » indique le procès-verbal.

Une décision prise tout d’abord pour la D1 féminine

La FFF applique ensuite le deuxième critère, « Considérant que les Règlements du National 1 et de la D1 Futsal prévoient que lorsqu’il existe une vacance après la mise en œuvre de la première règle visant à repêcher les équipes occupant les places de relégation, il est recouru à une seconde règle consistant à prononcer l’accession du meilleur 2ème du championnat inférieur (cf. l’article 6.1.f pour le National 1 et l’article 6.1.d pour la D1 Futsal) ». Mais cette fois, il est nécessaire de prendre les classements des championnats de la saison 2019-2020.



Donc pourquoi appliquer l’article 6.1f et non le 6.1e (voir l’extrait de règlement ci-dessus) ? « Considérant qu’une solution doit en effet être trouvée pour ce cas non prévu par le Règlement de la D1 Féminine pour la saison 2020/2021 et qu’il est conforme à l’intérêt supérieur du football d’adopter une position identique pour tous les championnats nationaux concernés par la présente décision » indique le procès-verbal du Comex.

Ce qui veut dire que cette décision a tout d’abord été prise pour avoir douze clubs en D1 Féminine et palier à un manque dans le règlement de ce championnat. Les arguments des clubs qui se sentent lésés par cette décision viennent de la mesure d’exception faite pour le National 1 alors que le règlement est appliqué à la lettre pour le National 2 et le National 3 avec le repêchage des clubs suivant l’article 6.1e.

La décision du Comex en conciliation au CNOSF

« Pour moi le PV est vraiment bien argumenté juridiquement, c’est très solide, assure Alassane Leye, notre consultant juriste du sport. La clé de la décision c’est qu’il aurait fallu que les clubs contestataires, fassent un recours contre le PV du 6 mai ou le Comex a indiqué que serait pris en compte le classement de la saison 2019/2020 pour combler les places vacantes. »

Car le Comex a aussi décider « que le point 2 de la thématique Compétitions de sa décision du 6 mai 2021 s’applique également au National 2, à la D2 Féminine et à la D2 Futsal, à savoir que dans le cas où il existera des places vacantes au sein d’un groupe, pour quelque motif que ce soit (équipe qui ne se réengage pas, équipe rétrogradée pour raison administrative ou disciplinaire…etc.), il y aura lieu d’appliquer les règles en matière de vacance prévues dans les Règlements des championnats concernés, en se fondant sur le classement final de la saison 2019/2020 ».

C’est désormais en conciliation au Comité National Olympique et Sportif et sûrement au Tribunal administratif que va se jouer la suite de ce dossier pour les clubs qui contestent la décision du Comex de la FFF.

SHARE