Léo Yobé
Léo Yobé sous le maillot de Vannes la saison dernière. (Photo Philippe Le brech)

Après avoir porté les couleurs de Lamballe, l’US Saint-Malo et Vannes, Léo Yobé (23 ans) s’apprête à découvrir le National au Stade Briochin. Et le Breton originaire de la Préfecture des Côtes d’Armor savoure forcément.

Léo tu t’est engagé avec le Stade Briochin, quel est ton ressenti ?

« Je suis hyper content ! Je suis né à Saint Brieuc et c’est le club phare du coin. Je les ai suivis depuis tout petit et j’ai de bons souvenirs à Fred-Aubert. Fouler sa pelouse, ce n’est qu’une étape et j’espère que ça va bien se passer mais je n’ai aucun doute ! »

Que retiens-tu de tes passages à Saint Malo puis à Vannes ?

« Je retiens que du positif ! Si je suis là aujourd’hui, c’est que les expériences passées ont été concluantes. J’ai su prendre ma chance au bon moment, avec la R1 en premier lieu à Saint-Malo avant d’avoir la chance d’intégrer le groupe N2. C’était déjà une grosse étape avant le Covid et les deux saisons compliquées. »

L’opportunité d’évoluer en N2 à Vannes s’est alors présentée…

« Je sentais que c’était le bon moment pour m’envoler même si ce n’était pas si loin (rires). Le staff m’a fait confiance et ça s’est super bien passé après trois saisons à l’USSM. Il faut dire que je suis tombé que dans des bons groupes, des clubs bien structurés. Quand Saint Brieuc m’a contacté, je me suis dit que c’était dans la continuité. »

« J’aime bien ma Bretagne ! »

Comment analyses-tu ta progression ?

« Je sors d’une grosse saison avec Vannes, où j’ai disputé quasiment tous les matchs, à savoir 26 pour deux buts. Je suis quelqu’un qui ne me prend pas trop la tête, d’assez simple et qui relève les défis un par un. Je m’entends bien aussi avec tout le monde et je pense que c’est aussi ce qui m’a permis de progresser. »

Vis-tu du foot aujourd’hui ?

« Je vis du foot depuis trois ans oui. Saint-Malo m’avait donné l’opportunité d’arrêter le travail et me concentrer sur le foot. C’était aussi le moyen d’espérer arriver le plus haut possible sans brûler les étapes. Les à-côtés, j’ai mis ça au second plan pour exclusivement me concentrer sur le ballon rond et c’est ce qui me permet de signer un contrat fédéral au Stade Briochin. »

Tu n’es passé que dans des clubs bretons jusque-là. Comment l’expliques-tu ?

« J’aime bien ma Bretagne (rires) mais cette orientation n’est pas forcément volontaire. Il est vrai que ce sont toujours les clubs du coin qui m’ont sollicité mais je n’aurais pas fermé la porte à un départ ailleurs en France. Ma copine était prête à me suivre mais finalement on reste dans le coin et c’est très bien comme ça ! »

« Mon apprentissage se fera au fur et à mesure »

Les deux dernières saisons ont été compliquées, dans tous les sens du terme. Comment tu t’es accroché ?

« J’étais encore sous contrat avec Saint-Malo et je me suis dit que c’était une sécurité pour l’année d’après. Mais force est de constater que ça a été pareil… J’aime tellement le foot que je suis resté focus pendant ces deux ans. J’ai suivi mon père depuis tout petit et c’est aussi pour ça que je ne me suis pas tourné vers autre chose. »

Tu vas découvrir le National, as-tu des appréhensions ?

« Je vais le découvrir sur le terrain car le vendredi soir, je regardais ça à la télé (rires). Je ne loupe pas un match et je sais à quoi m’attendre. J’ai des amis qui ont joué en National et je suis beaucoup à l’écoute. Je vais devoir changer certains points de mon jeu, par exemple être un petit plus costaud sur les duels. Mon apprentissage se fera au fur et à mesure, aux côtés des gars expérimentés du groupe. »

Que peux-tu amener au Stade Briochin ?

« Je n’ai pas la prétention de dire que je vais amener quelque chose même si ce n’est de découvrir le niveau. Je suis un joueur qui est dans la percussion, qui ne lâche rien et c’est aussi l’identité du Stade Briochin : un club convivial et un endroit idéal pour poursuivre ma carrière. »

Loïc, le père de Léo Yobé, était aussi attaquant

C’est le ressenti que tu as eu ?

« Guillaume Allanou (le président du Stade Briochin, N.D.L.R.) m’a contacté en m’expliquant que c’est un profil que le club cherchait pour cette saison. Ils ont cette envie de conserver cette identité locale et j’ai compris qu’ils me suivaient depuis plusieurs saisons. C’était peut-être aussi le moment car j’ai pris en maturité depuis mes débuts à Lamballe. »

Ton père Loïc, ex-attaquant, te donne-t-il toujours des conseils sur ta progression ?

« Mon père, c’était un pur buteur et il me fait des reproches à ce sujet (rires). C’est là-dessus que je dois m’améliorer, à savoir être plus décisif. C’est vachement important les détails, les coups de pieds arrêtés, surtout dans ce championnat. J’aimerais également être un peu plus solide dans les duels car au niveau N1, il faut être complet. »

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