Jean-Marc Ettori
Jean-Marc Ettori a pris du recul à la tête du Tours FC mais il compte participer à la SCIC du club. (Photo Philippe Le Brech)

La Société anonyme sportive professionnelle (SASP) Tours FC a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce ce mardi.

Alors que le Tours FC avait lancé sa campagne le 30 mars dernier pour la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), une mauvaise nouvelle est tombée aujourd’hui puisque le tribunal de commerce a décidé de placer la Société anonyme sportive professionnelle (SASP) Tours FC en redressement judiciaire.

La décision est venue de Jean-Marc Ettori, le président de la SASP. « On ne pouvait plus rester comme ça, regrette le propriétaire du club. Depuis que j’ai repris le Tours FC, on est passé de 10 millions à 1,5 million de dettes. A présent, on a deux mois pour combler le déficit ou trouver un repreneur. » Comme le rapporte La Nouvelle République, une première échéance est fixée au 20 juillet puis et une autre au 20 novembre pour le Tours FC.

Les terrains de la Vallée du Cher en ligne de mire

Le tribunal de commerce peut en effet permettre la mise en place d’un plan de redressement pour la poursuite de l’activité, l’ouverture d’une liquidation judiciaire ou encore la cessation d’activité. Rien n’est défini pour l’instant mais les prochains jours seront importants. En tout cas, le sujet ne laisse pas indifférent puisqu’il a été évoqué au dernier conseil municipal… notamment par l’ancien maire Christophe Bouchet au sujet de la future SCIC.

« Tant que ce personnage n’aura pas disparu de la scène tourangelle, faire un appel à l’argent des Tourangeaux, ce n’est pas sérieux, a-t-il notamment déclaré. C’est même dangereux qu’un maire donne sa caution en participant à cette opération […] J’aimerais avoir des informations précises sur cette opération parce qu’elle fait peur ! » Jean-Marc Ettori s’est montré étonné de cette sortie.

« Christophe Bouchet a du oublier qu’il était vice-président du Tours FC quand j’ai acheté le club avec dix millions de dettes, rappelle l’entrepreneur corse. Je pense qu’il est donc mal placé pour venir faire des remarques. » En fond de cette querelle, on trouve toujours les fameux terrains qui auraient pu être récupérés sur le site de la Vallée du Cher pour construire des logements. Affaire à suivre…

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