C'est sur le terrain de La Rivière-Drugeon que ce sont déroulés les incidents.
C'est sur le terrain de La Rivière-Drugeon que ce sont déroulés les incidents. (Capture d'écran Google)

Dans le Doubs, un match de U18 féminines a été arrêté ce mardi après une bagarre générale. Et les clubs se rejettent les responsabilités. 

L’Est Républicain a révélé une triste histoire qui s’est déroulée ce mardi en demi-finale de la coupe du Doubs U18 Foot à 8. C’est à La Rivière-Drugeon, petite commune située à quinze kilomètres de Pontarlier, que la rencontre a dégénéré entre le Groupement Jeunes de l’Arche et l’ASC Montbéliard.

« La rencontre était prévue à 15 h, elles étaient en retard mais elles nous ont prévenus, explique Stéphane Courtet, l’entraîneur local au quotidien du Doubs. Seulement, elles sont arrivées une heure après sans même une excuse. » La rencontre a ensuite été tendue entre deux équipes qui s’étaient déjà rencontrée en championnat. C’est en deuxième période, juste après le deuxième but du GJ de l’Arche (2-1) que les violences ont débuté comme l’explique le technicien local.

« Les supporters ont allumé le feu ! »

« Juste après le but, une fille adverse a fait une faute. Mes joueuses se sont plaintes de cet excès d’engagement. C’est à ce moment que l’une des Montbéliardaises est arrivée pour lui taper dessus. Suivie de la gardienne qui a traversé le terrain pour s’en mêler. » Les Gendarmes ont dû intervenir pour séparer les belligérantes alors que les coups pleuvaient.

« Elles avaient la rage, elles ont cassé des vitres, je ne comprends vraiment pas » a assuré Stéphane Courtet dans l’Est Républicain. De son côté le président montbéliardais Omar Timjijt a tenté de minimiser les faits. « Je condamne le comportement de mes joueuses mais aussi des adultes. À partir du moment où l’on encaisse des insultes, ça finit forcément par déborder. Pour moi, ce sont les supporters qui ont allumé le feu. C’est des filles, des mineures. À force d’être insultées de tous les noms, elles ont fini par réagir. »

Des propos qui pourraient ne pas suffire à défendre son équipe devant la commission de discipline de la Ligue qui devrait mettre le dossier en instruction afin de faire la lumière sur les faits… qui sont tout de même bien triste !

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