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Si le constat est le même depuis de nombreuses années, la perte de bénévoles s’accentue de plus en plus au sein des associations et notamment des clubs de football.


Ce texte est présent sur le web depuis plusieurs années. On n’a pas retrouvé son auteur mais le moins que l’on puisse dire, c’est que sa plume est excellente (qu’il nous contacte avec plaisir). Le constat est le même depuis très longtemps mais, malheureusement, il s’accentue dans les associations et notamment les clubs de football. A méditer…


Le bénévole (activus benevolus) est un mammifère bipède que l’on rencontre surtout dans les associations où il peut se réunir avec ses congénères. Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé « convocation ». On les rencontre aussi en petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, l’œil hagard, le cheveu en bataille et le teint blafard, discutant ferme de la meilleure façon d’animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler son budget. Le téléphone est un appareil qui est beaucoup utilisé par le bénévole et qui lui prend beaucoup de temps, mais cet instrument lui permet de régler les petits problèmes qui se posent au jour le jour.

L’ennemi héréditaire du bénévole est le « yaqua » (nom populaire) dont les origines n’ont pu être, à ce jour, déterminées. Le « yaqua » est aussi un mammifère bipède, mais il se caractérise par un cerveau très petit qui ne lui permet de connaître que deux mots : « y’a qu’à », ce qui explique son nom. Le « yaqua », bien abrité dans la cité anonyme, attend. Il attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli, pour bondir et lancer son venin qui atteindra son adversaire et provoquera chez celui-ci une maladie très grave : le découragement.

 Les premiers symptômes de cette implacable maladie sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant une canne à pêche et attrait de plus en plus vif qu’exercent un bon fauteuil et la télévision sur le sujet atteint.

 Les bénévoles, décimés par le découragement, risquent de disparaître, et il n’est pas impossible que, dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos où, comme tous les malheureux animaux enfermés, ils n’arrivent plus à se reproduire.

 Les « yaqua », avec leur petit cerveau et leur grande langue viendront leur lancer des cacahuètes pour tromper leur ennui. Ils se rappelleront avec nostalgie le passé pas si lointain, où le bénévole abondait et où on pouvait le traquer sans contrainte. Vous qui lisez ces quelques lignes, si vous rencontrez un jour un bénévole, sachez qu’il s’agit d’une espèce utile en voie de disparition : protégez-le…

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