Trois des six salariés qui avaient saisi le conseil des prud’hommes en mai 2018 ont fait condamner la Ligue du Centre Val de Loire.

Le conseil de Prud’hommes d’Orléans a rendu sa décision dans le litige qui opposait trois salariées ‘non cadres » à la Ligue du centre Val de Loire. Ces trois femmes avaient en effet saisi le CPH en juin 2018 après avoir accusé l’ex-président Jacky Fortepaule de harcèlement moral et harcèlement sexuel. Celui-ci avait démissionné début novembre 2018 à cause d’un déficit abyssal de l’instance régionale.

Parmi les faits reprochés à la Ligue, les propos de son ex-président sont sans équivoque. Celui-ci avait invité une des salariées au restaurant puis lui avait dit « une bonne bouffe et la baise, il n’y a que ça de vrai », réitérant sa proposition de relation sexuelle quelques jours plus tard. A une autre salariée, Jacky Fortepaule avait affirmé « tu as sorti ta petit jupe, ça te va bien » ou encore « une petite culotte de demoiselle pour réchauffer les mains ».

La Ligue du Centre Val de Loire avait de son côté demandé que les trois salariées soient déboutées de toutes leurs demandes. Mais les nombreux témoignages recueillis ont amené le conseil de Prud’hommes à condamner l’instance régionale dans les trois dossiers : deux fois 10 000 € et une fois 8 000 € « à titre de dommages et intérêts pour harcèlement moral et sexuel » sans compter trois fois 1 500 € « sur le fondement de l’article 700 du Code de Procédure Civile ».

Désormais, ce sont les trois cadres de la Ligue qui avaient aussi saisi le CPH. Le jugement sera rendu à l’automne et la note pourrait être encore plus salée… sans compter que des plaintes au pénal ont été déposées contre Jacky Fortepaule. L’histoire n’est donc pas terminée !

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