Le siège de la Ligue Centre Val de Loire a été hypothéqué !
Le siège de la Ligue Centre Val de Loire. (Capture d'écran Google)

Le conseil de prud’hommes d’Orléans a condamné la ligue Centre-Val de Loire à verser 284 379 euros à son ex-directeur et son adjoint.

Après la condamnation de son ex-président Jacky Fortepaule à un an de prison avec sursis en avril dernier, pour « harcèlement moral et sexuel », la Ligue du Centre Val de Loire a été condamnée par le tribunal des Prud’hommes d’Orléans ce mercredi 29 juin. Comme le rapporte La République du Centre, l’instance régionale doit verser 107 880 euros à son ex-directeur et 176 499 euros à son ex-directeur adjoint car il y a nullité du licenciement. Les deux cadres pourraient même demander leur réintégration au sein de l’instance.

C’est d’ailleurs la première affaire qui avait tout déclenché. En juillet 2019, la Ligue avait été condamnée une première fois devant les Prud’hommes à indemniser trois salariées qui avaient subi les affres de l’ancien président. « Une bonne bouffe et la baise, il n’y a que ça de vrai », « tu as sorti ta petite jupe, ça te va bien »« une petite culotte de demoiselle pour réchauffer les mains » avait-il notamment dit à ces trois femmes. Après cette condamnation, le directeur de la Ligue et son adjoint avaient été licenciés au mois de décembre 2019.

La nouvelle direction de la Ligue aussi mise en cause

Comme l’explique le quotidien régional, le tribunal des Prud’hommes a jugé que ces licenciements étaient des « représailles », rejetant les accusations de la Ligue envers ses salariés comme « contestation permanente », « insubordination » ou « insuffisance professionnelle ». Mais la juridiction a été plus loin dans son analyse en mettant en cause l’actuelle direction de la Ligue, dont son président Antonio Texeira.

« La Ligue, dans un état d’esprit de revanche, n’a absolument pas pris en compte la gravité des faits subis par le salarié, elle l’a plutôt considéré comme étant un des responsables d’un scandale exposé sur la voie publique » souligne le tribunal des Prud’hommes dans sa décision. Ce qui peut ouvrir la porte à une nouvelle affaire judiciaire à l’encontre des dirigeants actuels de la Ligue du Centre Val de Loire.

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