Samba Diop aurait dû passer professionnel en fin de saison dernière. (Photo Philippe Le Brech)

Les parents du jeune joueur ont décidé de se retourner vers la justice afin de faire la lumière sur le décès de leur fils en mettant en cause le club havrais.

Le matin du 6 avril 2018, Samba Diop s’était entraîné avec l’équipe réserve du Havre AC avant de sentir une extrême fatigue lorsqu’il était rentré déjeuner chez ses parents. Son état a ensuite empiré dans la journée avec des tremblements, des vertiges et des vomissements. Transporté dans la nuit à l’hôpital Jacques-Monod du Havre, il est décédé d’un arrêt cardiaque le 7 avril en début de matinée, provoquant l’émoi du monde du football.

Dans son édition du jour, Le Parisien nous apprend que le jeune joueur avait consulté le docteur Poupel après cet entraînement du 6 avril 2018 car il ressentait une douleur chronique à la hanche. Le médecin du HAC lui a alors diagnostiqué une tendinite puis il lui a fait une injection d’anti-inflammatoire. Le quotidien francilien indique d’ailleurs que Samba Diop aurait confié à sa mère qu’il allait « mourir à cause de la piqûre » avant d’être emmené à l’hôpital.

L’autopsie du jeune joueur avait conclu à « une défaillance multiviscérale majeure », c’est à dire un état dans lequel un ou plusieurs organes se détériorent rapidement. Le docteur Poupel a déjà été auditionné deux fois par la Police Judiciaire pour s’expliquer sur l’injection de Kétoprophène, affirmant à nos confrères du Parisien que c’est « un anti-inflammatoire sans danger ». Sauf que Samba Diop souffrait d’une mononucléose infectieuse diagnostiquée le 7 mars 2018.

Le principal symptôme de ce virus est une fatigue accrue et il demande un temps de repos importante. Le Parisien indique que le docteur Poupet a été informé le 15 mars mais que Samba Diop a repris l’entraînement quelques jours plus tard. Le quotidien francilien explique aussi que le joueur n’a pas effectué son électrocardiogramme de contrôle au début de la saison dernière, celui-ci ayant été annulé à cause… d’un entraînement !

De nombreux dysfonctionnement qui ont donc amenés les parents de ce joueur de 18 ans à déposer plainte lundi dernier contre le club mais aussi le docteur et trois dirigeants du HAC. « La concomitance entre l’injection et le décès ne peut pas être le seul fait du hasard » a souligné Maître Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille. C’est désormais l’enquête judiciaire qui fera la lumière sur ce dossier.

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