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Karl Olive (au centre) reste très proche du Paris Saint-Germain mais aussi de ses anciens clubs au niveau amateur. (Photo Philippe Le Brech)

Député des Yvelines, Karl Olive a un vrai mordu de football. Il s’était confié il y a quelques semaines pour FootAmateur Le Mag.

Quel est votre regard sur le football moderne ?

« Je suis de la génération Platini. Pour moi, le footballeur doit appartenir aux footballeurs. Il faut absolument que celles et ceux qui proposent soient dans le cœur de métier. Je n’ai pas forcément d’avis sur la VAR ou pas la VAR, l’important c’est que la VAR fonctionne. Mettons-nous autour d’une table avec l’ensemble des partenaires et des acteurs et crachons notre venin, crevons l’abcès pour savoir ce que l’on veut pour notre football. »

C’est à dire ?

« Est-ce qu’on veut remporter des Coupe du Monde ? Pourquoi est-ce que non seulement on n’arrive pas à remporter une Coupe d’Europe, mais pourquoi notre championnat se paupérise et pourquoi nos meilleurs joueurs filent à l’étranger ? Ce n’est pas simplement une question d’argent. C’est comment on attire aussi de grands événements, et qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui les droits du football ne sont pas à la hauteur de ce qu’ils pourraient être par rapport à d’autres pays. Platini a toujours dit le foot aux footballeurs. »

Vous êtes un gros consommateur de foot ?

« Je continue de jouer. Je prends du plaisir à voir des matches de football amateur. Et je regarde évidemment les matches du PSG, mais je suis un amoureux du football en général. Donc quand Didier Deschamps est entraîneur de Marseille, je regarde l’OM, quand Saint-Etienne fait son épopée, je suis Stéphanois évidemment. J’ai le cœur blanc-blanc-rouge à mort. Je vibre pour les Bleus quels qu’ils soient, que le buteur soit Marseillais, Parisien, on ne va jamais siffler l’équipe de France. J’aime le football et je prends aussi du plaisir à regarder des matches de la CAN, par exemple. »

« Les plus grands champions sont les plus simples »

Le Variétés club de France, comment est-ce que vous êtes tombé dedans ?

« Quand je suis directeur des sports à Canal, j’organise des matchs avec mes amis. Donc je crée l’équipe de foot de Canal et on fait des matchs de gala. José Touré, que je fais venir pour être commentateur à Canal, joue de temps en temps avec nous et José faisait partie du Variétés. A cette époque, José dit à Jacques Vendroux Tiens, Karl Olive aimerait jouer avec nous, est-ce que tu serais d’accord ? Je me souviens que le premier match, on joue à Vannes, on gagne 7-2, et je mets trois buts. Ce jour-là, à l’époque, il y a Alain Giresse, José Touré, Bruno Blachon, Jean-Pierre Orts, il y avait de la très belle qualité. Voilà comment l’aventure a démarré. Ce qui est marrant c’est qu’en 1987, quand je suis arbitre, je me retrouve à une assemblée générale de la LFP à Paris, à la table de Jacques Vendroux. J’ai 18 ans et Vendroux me propose à l’époque de venir jouer au Variétés mais je n’ose pas le rappeler. »

Mais vous êtes devenu un des cadres du VCF !

« Vingt-cinq ans plus tard, Jacques m’a  »qu’est-ce que t’as été con de ne pas venir quand tu avais 18 piges ». Depuis vingt ans maintenant, je vis donc un rêve éveillé parce que c’est une grande famille, des gens qui ne se prennent pas la tête. Quand tu joues à côté d’Alain Giresse, à côté de Christian Karembeu, de Laurent Blanc, d’Antoine Kombouaré, tu as l’impression d’être leur partenaire en finale de Coupe du Monde, en finale de Ligue des Champions ou pendant un PSG-Real quoi. C’est incroyable l’humilité de ces gens-là. Souvent je dis que les plus grands champions sont les plus simples. »

Karl Olive, maître ès coup-francs !

Quel joueur de foot est Karl Olive ?

« Numéro 10, ou neuf et demi. J’étais toujours appelé pour tirer les coup-francs, que j’ai appris en regardant Platini dans les années 70. A partir de 76-77, je ne ratais jamais un match de Michel Platini. Avec ma sœur, on s’entraînait dans le jardin à tirer des coup-francs. J’ai mis un paquet de coup-francs à la Platini en contournant le mur. Quand je fais le tir de la lucarne à Évry, où il y a eu 4,5 millions de vues, Platoche m’envoie un texto en disant  »trop fort le Karl », je lui ai répondu que j’ai imaginé qu’il y avait un mur comme lui le faisait. J’ai imaginé qu’il y avait un mur, je l’ai contourné, je l’ai mis dans la lucarne. En une après-midi, Platini, Larqué et Emmanuel Macron qui m’envoient un texto, je me suis demandé s’ils regardaient tous Tik-Tok. »

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