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Karl Olive (au centre) reste très proche du Paris Saint-Germain mais aussi de ses anciens clubs au niveau amateur. (Photo Philippe Le Brech)
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Dans notre mensuel FootAmateur le Mag du mois d’Avril, Karl Olive nous a donné une très longue interview. De son métier de journaliste à sa famille, en passant par son rôle de dirigeant dans le football amateur et la mairie de Poissy. Morceaux choisis.

Pourquoi avoir choisi le journalisme ?

« Tous les métiers que j’ai pu avoir, toutes les fonctions que j’ai pu occuper, elles étaient toutes dirigées vers le public. Quand j’étais môme à l’école puis au lycée ou même quand j’étais à la fac après, je faisais beaucoup de choses en matière d’associations. J’imitais les profs, je faisais des animations dans les classes. J’ai toujours eu cette fibre de pouvoir faire les choses en public. Il y a quelque chose qui caractérise tout ça, c’est que je crois pouvoir dire que j’aime les gens. On me le dit souvent “toi, tu aimes les gens”. Je pense qu’aimer les gens, ça ne s’apprend pas dans le dictionnaire. On l’a ou on ne l’a pas. Chez moi, ça vient directement de l’ADN. »

Mais pourquoi le journalisme sportif ?

« Depuis que je suis gamin, je suis passionné par le sport. Chez moi, les cinq garçons étaient footballeurs. On souhaitait être footballeur professionnel. C’est finalement ma sœur Brigitte qui a réussi. La petite dernière. Elle a joué à Poissy à une époque où les filles jouaient avec les garçons mais ne pouvaient pas faire les matches car il n’y avait pas de section féminine. Puis elle est allée à Soyaux, elle a été championne de France avec Juvisy et elle est devenue manager au Paris Saint-Germain. Son parcours est impressionnant : internationale française, vice-présidente de la Fédération Française de Football et aujourd’hui présidente du CNOSF. »

Karl Olive, président de l’AS Chatou à 28 ans !

Vous avez également eu une carrière de dirigeant dans le football amateur…

« En 1997, le manager général de l’AS Chatou, Jean-Claude Fruhauff, qui est un homme extraordinaire, me propose de prendre la présidence du club parce que le président partait. Mais j’avais encore envie de jouer parce que j’avais 28 ans et que j’étais en pleine bourre. Je me retrouve donc président et joueur, de 1997 à 2004. On était en DSR. En 2004, je fais venir Basile Boli à Chatou. Vers la fin de la saison, j’ai un ami, Philippe Gros, qui me propose de prendre la succession à la tête de l’AS Poissy qui à l’époque jouait en CFA (N2). J’ai présidé le club de 2004 à 2008. C’est un rôle différent mais c’est comme quand tu es commentateur ou journaliste sportif, quand tu connais le football on ne te la fait pas à l’envers. C’est la même chose quand tu es maire. »

L’expérience est donc primordiale ?

« L’expérience de dirigeant a été facilitée à Chatou (1997-2004). C’était un club très familial avec beaucoup de mixité sociale et un lien très affectif entre les uns et les autres, ce qui nous permettait de bousculer des montagnes. Quand on a la volonté de faire les choses, on peut rendre possible l’impossible. Ça a été notamment marqué par la création d’une école régionale de gardiens de but Joël Bats, avec qui j’étais proche via le PSG, toujours avec Marc-Olivier Taccard, vice-président du club à l’époque. Il m’a suivi à Poissy et cette expérience est marquée par un titre en 2006 avec la coupe de Paris-Paru Vendu. »

« Faire des choses pour les mômes dans les quartiers »

Et il y a une belle anecdote à ce sujet…

« Oui. J’avais dit aux joueurs que cette Coupe était dotée de 10 000 euros. Mais que je leur donnais les 10 000 euros à une condition : qu’ils remportent la Coupe. S’ils étaient seulement finalistes, je garderais les 10 000 euros. Et ils l’ont gagnée. C’était un titre qu’on n’avait pas à l’AS Poissy depuis des années donc on en était ravi. »

Vous avez donc réussi à mettre des choses en place…

« Aujourd’hui, il faut dire les choses comme elles sont. Ce n’est pas avec un budget de 700-800 000 euros qu’on peut atteindre le haut niveau. Ça peut être possible mais de façon récurrente sur dix années, un budget comme ça te permet d’être en milieu de tableau ou d’osciller entre la huitième et la quinzième place. Aujourd’hui, Versailles va monter. Versailles c’est un budget de plus de deux millions d’euros je crois. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Pour moi, il n’y avait pas que le haut niveau. Il y avait aussi la formation et faire des choses pour les mômes dans les quartiers. »

« On a un Président très pragmatique ! »

Vous avez une relation particulière avec Emmanuel Macron, qu’est-ce qui vous rapproche ?

« Je pense que c’est la génération car nous n’avons que dix ans d’écart. Le fait de ne pas tortiller, de dire les choses. Le fait de se rendre service mutuellement, au détriment de se plaire. J’ai bien compris que lui souhaitait que le pays avance et il a bien compris que moi j’étais pour que la France gagne, et qu’à ce titre-là, on était capable de dire quand les choses vont bien et quand elles ne vont pas bien. J’ai trouvé un président très à l’écoute, très réceptif, aux antipodes de sa caricature parfois. »

C’est à dire ?

« A chaque fois que je lui ai proposé une idée, dès lors qu’il a senti qu’elle pouvait être concrète, il l’a validée. Une fois cette idée validée par le Président, on a pu faire des choses. Ouvrir l’un des premiers centres scolaires pour recevoir les enfants des personnels soignants en mars 2020, ouvrir le premier centre de vaccination en janvier 2021, ouvrir les stades au printemps 2021. J’ai plein d’exemples comme ça. Quand je lui ai proposé de faire un colloque du sport dans les quartiers, il m’a dit banco. On a un Président très pragmatique, qui est pour le grand dépassement. Peu pour lui les positions dogmatiques. »

Retrouvez l’interview de Karl Olive en intégralité dans FootAmateur le Mag

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