Julien Stephan pourrait quitter la Bretagne pour les bords de la Méditerranée.
Julien Stephan est un bel exemple pour les jeunes techniciens. (Photo Jérôme Bouchacourt)

Vainqueur de la coupe de France avec le Stade Rennais, le technicien de 38 ans incarne parfaitement ces jeunes entraîneurs qui arrivent du niveau amateur.

Ce samedi soir, le Stade Rennais a créé la surprise en remportant la coupe de France devant l’ogre parisien. A la tête du club breton depuis début décembre, après le limogeage de Sabri Lamouchi, Julien Stephan a apporté un vent de fraîcheur sur la Ligue 1. Tout d’abord parce que le technicien de 38 ans n’a jamais été joueur professionnel. Ensuite, le natif de Rennes a débuté sa carrière d’entraîneur un peu dans l’anonymat du monde amateur avec les jeunes du FC Drouais (Eure-et-Loire).

Passé par la Berrichonne de Châteauroux (U15) puis le FC Lorient (U17), Julien Stephan a intégré le centre de formation du Stade Rennais en 2012 en prenant les U19 puis l’équipe réserve après le départ de Laurent Huard. Cela montre donc qu’un entraîneur peut réussir sans avoir un long passé professionnel… Ce qui n’est pas évident aujourd’hui car les clubs préfèrent faire confiance à des « noms ». Mais c’est le même soucis pour ces techniciens qui sont en National ou National 2.

« J’ai l’impression que les clubs professionnels ont du mal à faire confiance à des entraîneurs qui arrivent du niveau en dessous » affirmait Karim Mokeddem la semaine dernière dans l’After Foot sur RMC. La réflexion du futur ex-entraîneur de Lyon-Duchère AS est très intéressante. Car aujourd’hui, seul Fabien Mercadal (SM Caen) a eu cette chance. Venu lui aussi du monde amateur, Christophe Pélissier est monté de National à Ligue 1 avec Amiens SC. Après des débuts dans le football amateur, David Guion est passé par le centre de formation du Stade de Reims avant d’être propulsé à la tête de l’équipe fanion, qu’il a fait monter en Ligue 1.

Cela montre deux choses. Que les clubs pros vont très rarement voir en dessous, préférant des entraîneurs chevronnés, ou alors ils se servent dans leur centre de formation. Ce qui reste tout de même très marginal… et on retrouve souvent les mêmes noms sur les bancs de touche de Ligue 1 et Ligue 2, d’un club à l’autre. Julien Stephan est donc un bel exemple pour la nouvelle vague d’éducateurs… qui espère pouvoir percer dans le monde professionnel.


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