Jean-Noël Cabezas
Jean-Noël Cabezas, l'entraîneur de l'AS Cannes. (Photo Kévin Mesa)

Premier de sa poule de National 3 avec 16 points, l’AS Cannes effectue une bonne entame de championnat. Retour sur ce début de saison avec son entraîneur : Jean-Noël Cabezas.

En sept matches de championnat, l’AS Cannes est dans la peau du leader, le tout avec trois points d’avance sur le deuxième, le GFC Ajaccio. Une bonne entame ?

« Malgré la défaite lors de notre dernière journée où on aurait pu faire mieux, on est satisfait. Si au début de la saison, on m’avait dit qu’on aurait trois points d’avance au bout de sept journées, j’aurais signé directement. L’année dernière, on a fait un bon championnat même si on a fini deuxième. On mise sur cette continuité. »

Quelles sont les raisons de ce bon début de saison ?

« Je me suis appuyé sur le même groupe que l’année dernière et on s’est renforcé avec la présence de six nouveaux éléments. On a un bon groupe et bel effectif. Je n’ai pas changé les fondations de l’année dernière. »

J’imagine qu’avec la réforme des championnats, c’est l’année parfaite pour monter ?

« Honnêtement, le groupe corse méditerranée est plus compliqué que les autres. Il se passe des choses un peu bizarres. Avec ces descentes, toutes les équipes joueront le jeu. »

« L’an dernier, on a déjà eu des problèmes et là c’est rebelotte »

L’équipe peut notamment s’appuyer sur l’homme fort du moment : Stanislas Kielt, meilleur buteur de la poule avec sept réalisations…

« Stanislas, c’est un joueur que je suis parti chercher en réserve. Cela fait deux ans qu’il bosse dur et il commence à récolter les fruits du travail effectué au quotidien. Il est en confiance et marque pas mal de buts. Ces performances mettent en avant le collectif puisque pas mal de joueurs se mettent à son service. C’est bien pour l’AS Cannes de voir que nos jeunes fonctionnent bien. On veut une identité forte avec des jeunes du cru. Stanislas Kielt est un pur cannois. »

Qu’est qui vous a manqué l’année dernière pour valider cette bonne saison ponctuée à la deuxième place ?

« Comme je vous l’ai dit, le groupe sud est compliqué. Quand on va jouer en Corse, on sait que cela va être compliqué. Tout le monde le sait. Contre le GFC Ajaccio, on aurait pu mener 2-0. Le match aurait pu être plié. C’est difficile par rapport à des arbitres de touche qui arbitrent maison. »

Pourquoi le groupe sud est-il compliqué ?

« Je ne cherche pas d’excuses, mais il y a des choses inacceptables qui se passent. On ne parle plus de football dans ces moments-là. Je n’ai aucun problème à admettre qu’une équipe est meilleure que nous mais il y a des faits qui vont trop loin. L’année dernière, on a déjà eu des problèmes et là c’est rebelotte. C’est un peu dommage. C’est navrant. Tout le monde le sait mais personne ne fait rien. Parfois les événements prennent de grandes proportions. Quand on s’attaque à des familles, c’est inadmissible. »

Jean-Noël Cabezas : « Beaucoup de respect envers Ardziv »

Estimez-vous que le public soit parfois trop véhément ?

« Oui mais ce n’est pas que cela. Bizarrement, les belles équipes méditerranéennes ne veulent pas aller dans ce groupe sud. L’AS Furiani Agliani qui est monté n’est pas allé dans la poule sud de N2. Ils ne sont pas fous. Ce n’est que du football et par moment on voit des choses inadmissibles. On accueille bien les équipes. On reste dans les règles. Bien sûr, on veut gagner et on n’aime pas perdre mais cela reste sur le terrain. Par moments, les choses vont trop loin. »

Ce week-end, vous allez vous recevoir le promu l’EUGA Ardziv. À quoi vous attendez-vous pour cette rencontre ?

« Chaque match à sa vérité. Je ne prends pas en compte le fait qu’il soit promu. Ou leur mauvais classement. Tout le monde peut battre tout le monde. C’est ça la beauté du football. On prépare ce match avec beaucoup de respect envers notre adversaire. Ce sera à nous de faire plus qu’eux au niveau du jeu et du contenu. »

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