Jean-Eude Aholou espère bien poursuivre sa montée en puissance à l'AS Monaco.
Jean-Eude Aholou espère bien poursuivre sa montée en puissance à l'AS Monaco.

Passé par le centre de formation du LOSC, Jean-Eude Aholou s’est révélé à Orléans, en National puis en Ligue 2, avant de signer à Strasbourg et faire ses premiers pas en L1 l’an passé. Aujourd’hui, le milieu de 24 ans a effectué un grand bond en avant puisqu’il s’est engagé avec l’AS Monaco.

À l’image de N’Golo Kanté, passé de National à la Ligue 1 puis aujourd’hui en Premier League et Champion du Monde, de nombreux joueurs sortent, chaque année, de National pour commencer à briller au haut niveau professionnel. Que ce soit en Ligue 2 ou en Ligue 1, les joueurs de D3 et des divisions inférieures font petit à petit leur trou et montre que certains observateurs se sont trompés sur eux. C’est notamment le cas de Jean-Eude Aholou (24 ans).

Transféré à l’AS Monaco cet été contre 14 millions d’euros, le milieu de terrain a fait ses gammes à Orléans après un passage au centre de formation lillois. Après une montée en Ligue 2 arrachée avec l’USO, il n’a pris que six petits mois en deuxième division pour se diriger vers une nouvelle formation avant de poursuivre sa progression. Résultat, il débarque à Strasbourg pour 6 mois de folie, où il termine champion de L2 et décroche la montée en Ligue 1. Il participe à 35 matchs de Ligue 1 pour 5 buts et permet aux Alsaciens de se maintenir. Grâce à son impact physique et sa faculté à vite se projeter vers l’avant, ce véritable box to box a tapé dans l’oeil de l’AS Monaco, qui a cassé sa tirelire pour se l’offrir : 14 millions d’euros.

Durant toute cette saison 2016-2017, le milieu est un des hommes clés de Thierry Laurey, l’entraineur. En un an et demi, Strasbourg a presque multiplié par 30 la valeur du joueur (acheté 500 000 euros). Un montant élevé mais bien loin des transferts effectués du côté de l’Angleterre, là où l’argent fait loi.

Si Monaco dispose de fonds importants grâce à la vente de joueurs cadres comme Fabinho et Lemar en 2018, Bernardo Silva, Benjamin Mendy ou encore Tiémoué Bakayoko en 2017, les Monégasques peuvent aussi compter sur la progression de l’image de la Ligue 1, qui engendre de plus en plus d’argent. « Le foot ? Ce n’est qu’une petite affaire. Quand on voit le budget de la Ligue 1, il est deux fois inférieur à son sponsor Conforama. C’est un business qui génère beaucoup de revenus, mais peu de marge » explique d’ailleurs Luc Arrondel à France Info. « L’argent des transferts ? Ça ne me choque pas. Je ne crois pas non plus à la bulle financière. Il faut mettre ces sommes en parallèle des droits TV par exemple. Ce n’est pas disproportionné. C’est ce que j’appelle l’effet Pavarotti, l’effet superstar. On préfère avoir le meilleur, donc on est prêt à y mettre le prix. Le meilleur rafle tout, il laisse les miettes aux autres. 10 % des joueurs gagnent 50% du total en France par exemple ».

L’AS Monaco, qui a comme projet de faire des plus-values sur les ventes de joueur, est bien placée pour faire tourner une affaire de manière rentable. Et malgré l’investissement fait sur Aholou (14M), les Monégasques comptent bien gratter quelques millions supplémentaires lors de la future revente. Et pourquoi pas le réinvestir, directement, sur des joueurs de National ?

PARTAGER