Hugo Munoz AS Béziers (8)
Hugo Munoz, l'entraîneur de l'AS Béziers. (Photo Philippe Le Brech)

Après un été tumultueux marqué par une relégation administrative, l’AS Beziers compte 28 points en 10 journées de championnat et affiche presque une moyenne de 3 buts par rencontre. Le point avec Hugo Munoz, l’entraîneur biterrois.

Hugo, cette saison n’a pas dû être simple à mettre en place…

« On apprend cet été que le club allait être relégué financièrement et administrativement et ça nous est tombé sous le nez. C’est dommage car nous avions fini fort en National 2 avec une belle sixième place au classement. Malgré tout, le président a choisi de refaire confiance au staff déjà en place tandis que mon binôme Alain Roche, avec qui j’étais en duo fin 2021, a quitté le club pour prendre sa retraite. »

Comment vous êtes-vous organisé ?

« Je suis au club depuis huit saisons et je pense qu’avec mon staff, nous étions légitimes pour assurer cette passation entre jeunes joueurs et éléments plus matures. On avait le groupe en main depuis novembre 2021 mais on a dû repartir avec moins de moyens depuis fin juillet, début août. Il a fallu s’appuyer sur les cadres, comme Mehdi Mostefa notre capitaine, mais aussi les joueurs en devenir tout en intégrant des petits U19 qui commençaient à arriver sur les séances d’entraînements en National 2. »

Hugo Munoz se méfie du Stade Beaucairois

Avez-vous douté ?

« Non je ne pense pas qu’il y’ait eu des doutes mais plus des questionnements et c’est naturel. Il était aussi important de savoir si les choix du mercato avaient été bons avant de pouvoir faire un premier bilan. Mentalement, les joueurs ont été forts. Ils se sont tous connectés entre eux et on a travaillé pour bien démarrer après une grosse préparation estivale et des matches amicaux intéressants. Ensuite, on a établi un diagnostic en fonction du projet. Parfois on a été conforté par certaines choses, sinon on tente de corriger. »

Car le National 3 est différent du National 2…

« Oui, il a fallu appréhender le retour en National 3 ! Quand on descend d’une division, il y a un travail tactique différent, notamment d’un point de vue défensif. C’est tout ce collectif qui œuvre pour et les joueurs sont engagés. On défend bien pour mieux attaquer car si la récupération est bonne, les occasions viendront même si on a gagné plusieurs fois sur le score de 1-0. On veut garder le cap avant la rencontre de ce week-end face à Beaucaire. C’est un match très important face à un adversaire très intelligent, très mature et on le sait, chaque match est une finale. Le National 3, c’est un niveau qui est dur parce qu’il faut finir premier d’une poule parfois très serrée. »

Hugo Munoz : « Il y a toujours une marge de progression »

Justement, comment vous démarquez vous dans le jeu ?

« On essaye d’avoir la maîtrise, que ce soit pour les temps morts ou les temps faibles. Et c’est possible aussi grâce à des joueurs qui ont évolué au-dessus. Après il y a aussi la contrainte de l’adversaire, on le voit avec la rencontre face à Onet-le-Château où on encaisse quatre buts, la première fois cette saison. Même si on tente de mettre nos principes de jeu en place, il ne faut pas oublier de prendre du plaisir à jouer ensemble car la rigueur ne vient pas sans. »

Quelle est la marge de progression que vous relevez ?

« Il y a toujours une marge de progression dans tous les domaines. C’est un travail qui se fait au quotidien, à travers des vidéos, des retours pendant la semaine. Pour se faire, on s’appuie sur quatre facteurs : la performance, le physique, la technique et la tactique. En d’autres termes, il faut toujours sur méfier dans le foot. Car on aurait pu vivre un démarrage beaucoup plus compliqué. Le match de ce week-end, c’est un tournant même si on n’a pas fini les matches aller. Cinq points nous séparent avec Beaucaire donc on ne se projette pas. Rien n’est encore fait. »

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