L’USO Athis-Mons vit un rêve éveillé. Le pensionnaire de District 5 est encore en lice pour le quatrième tour de la coupe de France et affrontera le Dourdan Sports (D2) ce week-end. Entretien avec son homme à tout faire et capitaine : Grégory Lecoq.

Avec Sallaumines vous êtes les deux petits poucets de la compétition. C’est beaucoup de fierté ?

« Oui, bien sûr, c’est une très grosse fierté ! Le club est reparti de zéro il y a maintenant deux ans. Nos joueurs ont entre 20 et 24 ans et n’ont jamais disputé la Coupe de France. C’est un sentiment de fierté pour le club, les joueurs et également le staff technique. »

Est-ce une qualification historique pour le club ?

« Personnellement, j’ai eu la chance d’atteindre deux fois le sixième tour de la Coupe de France lorsque j’évoluais en R1 avec Saint-Aubin-lès-Elbeuf et avec Cléon. Et ce n’est pas une qualification historique puisque le club avait déjà atteint le sixième tour de la compétition il y a quelques années. »

Vous avez connu le monde régional et quelques parcours en Coupe de France. Le but est de partager cette expérience au sein du groupe ?

« Effectivement, j’ai eu la chance de jouer à un bon niveau tout comme le responsable de l’équipe première, Luc, qui a été au centre de formation du PSG et a connu quelques bons clubs en Île-de-France. En plus d’être le capitaine de l’équipe, je suis également le responsable du football à 11. On travaille ensemble depuis deux saisons et on se complète bien. On essaie d’apporter notre touche à l’équipe qui est très jeune. Il y a beaucoup de qualité et de potentiel, il faut juste que tout cela prenne forme. »

Grégory Lecoq (USO Athis-Mons) « Je sais qu’on peut faire quelque chose ! »

Justement, ce n’est pas trop dur de mélanger ces deux fonctions ?

« Oui, c’est un peu compliqué. En tant que responsable du football à 11, j’essaie de former mes éducateurs U14, U16 et U18 en leur apportant mes connaissances. J’ai eu mon diplôme d’éducateur fédéral. J’essaie de leur donner des conseils et de leur faire passer leurs diplômes. J’ai continué à jouer parce que le football me manquait. Je suis vétéran, j’ai 37 ans. Lorsque je suis à l’entraînement, je préfère corriger quelques séances d’exercice et puis lors des gros matches je joue pour pouvoir apporter toute mon expérience. »

Pour la suite de la compétition, le tirage au sort s’est montré assez clément puisque vous allez affronter un pensionnaire de D2 (Dourdan Sports). Croyez-vous en vos chances ?

« On y croit fortement. On était déjà tombé contre une District 2 lors du deuxième tour et on a fait preuve de confiance pour finalement remporter ce match à l’issue de la séance de tirs au but. J’ai confiance en mes joueurs. Je sais qu’on peut faire quelque chose. »

« Pourquoi pas battre le record du club en Coupe de France »

Comment allez-vous préparer cette rencontre ?

« On essaie de préparer les joueurs mentalement. Dans ce genre de match il faut tout donner, ce n’est que du bonus. La Coupe de France, c’est magique. Il ne faut pas se poser de questions. Tout est une question de mental. »

Quel est votre objectif au sein de cette compétition ?

« L’objectif que je me suis fixé est un projet sur trois ans. On veut monter de division en division assez rapidement. En Coupe de France, on voulait atteindre le troisième tour, ce qui est chose faite. On veut viser la montée à la fin de la saison et si on est amené à passer ce quatrième tour pourquoi battre le record du club en Coupe de France. »

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