Les jeunes Lensois espèrent terrasser l'ogre parisien pour se qualifier en demi-finale.
Les jeunes Lensois espèrent terrasser l'ogre parisien pour se qualifier en demi-finale. (Photo Régis Hazenfus)

Tous deux habitués aux places d’honneur dans l’épreuve (14 finales dont 4 titres à eux deux), Lensois et Parisiens s’affrontent avec leur meilleur effectif pour une place en demi-finale.

Fabrice Vandeputte (RC Lens) : « Des valeurs de chez nous ! »

Le RC Lens est finaliste de la précédente édition, c’est important de confirmer ?
« La priorité n’est pas forcément à la compétition en elle-même mais à la formation sur la durée de nos jeunes. Le but est que les garçons intègrent le plus rapidement possible la CFA et bien entendu ensuite le groupe Pro. Maintenant, la Gambardella est une compétition à part car nous disputons des matchs à élimination directs, ce qui est totalement différent de notre quotidien. Elle a aussi une place à part dans le cœur du RC Lens puisque la dernière génération à l’avoir gagné était celle emmené par Robert Malm, Frédéric Dehu… en 1991. Il y a une attente des supporters depuis la finale de l’année dernière. Nous avons des passionnés derrière nous ce qui suscite un engouement incroyable de notre public avant le coup. »

Que pensez-vous de votre adversaire ?
« Jouer Paris, c’est forcément un match particulier. Nos jeunes suivent la Youth League et savent que désormais les Parisiens se posent en référence. Cela donne souvent lieu à des matchs particulièrement intéressants. D’autre part, même si nous effectuons une grosse partie de notre recrutement dans notre région nous avons aussi avec l’Ile de France, comme beaucoup de clubs pros, un bassin exceptionnel pour faire venir des joueurs. Kylian Mbappé originaire de Bondy, pour ne citer que lui, a failli signer chez nous avant finalement de rejoindre Monaco, en est le parfait exemple. »

Il y a une vérité sur la qualité de son groupe quand on va au bout en Gambardella ?
« J’ai été formateur au FC Sochaux et j’ai pu le constater lorsque le club a remporté son dernier trophée car treize joueurs ont signé un contrat pro et trois ans après les Doubistes disputaient la coupe d’Europe avec l’équipe pro.  L’année passée lorsque nous allons en finale, au sein de l’effectif se trouvait par exemple Jean-Kévin Duverne qui est maintenant titulaire en Ligue 2 ou encore Jean-Ricner Bellegarde qui n’a que 18 et a fait plusieurs apparitions chez les pros. »

Comment jugez-vous cette nouvelle génération ?
« Il y a des nouveaux joueurs mais parmi celle-ci se trouvent cinq garçons qui ont disputé la finale la saison dernière. Donc on a plus d’expérience. Je pense qu’on a une vraie force collective. »

Si vous aviez à ressortir une spécificité du travail de formation au sein du RC Lens, quel serait-il ?
« C’est un travail du collectif. L’individu peut toujours se surpasser mais au travers du groupe. Le travail, l’humilité, le courage la détermination de ne rien lâcher… bref des valeurs de chez nous en somme. »

Hervé Guégan (Paris SG) : « Donner une belle image, un bon contenu ! »

Jouer Lens devant un public, c’est forcément alléchant ?
« Oui je pense qu’il y aura du monde en effet. C’est toujours intéressant de jouer des matchs ça. Ils font sortir de l’anonymat du championnat. La Gambardella a beaucoup d’importance pour les gamins puisque c’est l’occasion de tous se retrouver dans leur catégorie. Je pense que l’on aura tout le monde mis à part Christopher Nkunku. »

Gagner la Gambardella cette saison cela vous permettrez d’écrire une nouvelle page de l’histoire du PSG ?
« Il reste encore deux matchs, on ne se met pas de pression particulière. On prend vraiment les matchs les uns après les autres. Ce qui sera important ce sera de rendre une belle copie et de donner une belle image et d’avoir un bon contenu. Si tous ces éléments sont réunis on aura plus de chance de se qualifier. »

Est-ce qu’il y a une excitation particulière pour vos joueurs de jouer face à cette équipe et dans ce contexte ?
« Oui c’est une compétition qui est différente. Nous allons avoir à notre disposition des joueurs comme Alec Georgen ou Lorenzo Callegari qui joue avec la CFA et qui s’entraînent régulièrement avec les pros. Les jeunes joueurs ont très envie de la jouer à fond. Il n’y a aucun problème d’égo et tout le monde tire dans le monde. Ils sont vraiment enthousiastes à l’idée de se retrouver ensemble dans leur catégorie d’âge. »

Toutes les équipes du club joue dans le même schéma tactique pour trouver rapidement des automatismes ?
« Nous jouons tous en 4-3-3. C’est un projet de jeu qui est en court de mise en place de la part de la direction technique. Les joueurs passent de catégorie en catégorie en ayant des repères  et c’est donc un gain de temps énorme. C’est plus simple pour eux. »

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