La caméra intelligente de la startup Apoll.one est en phase de tests.
(Photo DR)

Si la plateforme de diffusion des matchs de National 2 a été lancée la semaine dernière par Fuchs Sports, le chemin reste long pour atteindre une couverture totale du football amateur.

Le week-end dernier, Fuchs Sports a lancé en toute discrétion sa plate-forme OTT pour la diffusion des matchs de National 2 avec dix matchs en direct. « On a une semaine d’avance sur ce qui était prévu et nous voulions faire un live test, indique Frédéric Lamotte, le directeur du développement de la société luxembourgeoise. On n’a pas encore eu la possibilité d’installer les caméras automatiques sur les tous stades donc on a décidé d’avancer en couvrant les matchs grâce à des moyens humains. Notre principal frein est d’obtenir les autorisations d’installation de la part des propriétaires de stades. »

La mise en œuvre est donc difficile, même si 27 résumés de matchs de National 2 ont été mis en ligne dès dimanche soir. « On va essayer de monter en puissance avec l’ensemble des matchs de National 2 et les matchs majeurs en National 3 en direct très vite, assure le dirigeant de Fuchs Sport. C’est un défi très important car nous devons équiper 232 stades. On multiplie les efforts pour avancer malgré certaines difficultés Notre motivation reste intacte. » 

Comme la convention avec les mairies qui a donc être revue à la demande de l’ANDES, l’association nationale des élus chargés du sport, ou de clubs encore un peu réfractaires. « Nous sommes très flexibles, réaffirme Frédéric Lamotte. Nous avons organisé cinq présentations avec presque tous les clubs de National 2 et National 3 (200 sur 232, N.D.L.R.) et tout a été très clair et transparent avec une organisation précise. Il faut quand même mesurer l’ampleur du projet et nous laisser le temps de mettre tout en place. »

« Une trentaine de stades équipes d’ici trois semaines »

Mais la communication de la Fédération Française de Football n’a-t-elle pas été trop rapide ? « Pas du tout parce qu’on n’avait jamais fixé de date, corrige-t-il. Une fois l’accord, on a voulu lancer un audit de tous les stades. Mais, je le répète, avoir l’autorisation des propriétaires prend un certain temps. On devrait équiper une trentaine de stades d’ici trois semaines. »

Certaines mairies se posent néanmoins des questions sur le coût de l’installation des caméras, notamment les travaux pour l’alimentation électrique, mais aussi sur le fait que de nombreux stades ne disposent pas de connexion wifi. Ce qui est rédhibitoire pour une diffusion en direct.

« Il n’y a pas de sujets sur ces questions notamment car le coût de la télécommunication est à notre charge, précise Frédéric Lamotte. Mais certaines mairies ont compris l’importance du projet et font même le nécessaire pour équiper le stade de la fibre pour une diffusion de qualité 4k. » D’autres points échoppent aussi comme l’utilisation ou la sécurité des caméras. Fuchs Sports a donc encore du boulot sur la planche.

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