François Masson
François Masson lors du succès en coupe de l'Anjou le week-end dernier. (Photo Lisa Paquereau)

Après la montée historique du SC Beaucouzé en National 3, l’entraîneur François Masson exprime sa satisfaction sur une saison terminée de manière inattendue.

François, une montée historique pour le SC Beaucouzé en N3. Quel est ton sentiment ? 

« C’est historique et nous venons de vivre une grosse saison d’une manière inattendue. On ne tablait pas forcément sur une montée dès cette année. On est allés la chercher grâce aux joueurs, par leur animation du projet de jeu et son évolution mais aussi par leur envie de progresser ensemble. »

Avec 14 victoires, six nuls et quatre défaites, c’est forcément un bilan satisfaisant mais ce n’était pourtant pas gagné dans un groupe très serré…

« Je dirais qu’on a eu une certaine régularité dans nos résultats même si on a revu nos objectifs à la hausse à un moment donné. Mentalement, on est resté concentré sur notre objectif, à savoir gagner nos rapports de force les week-ends en proposant un projet de jeu cohérent et en posant le maximum de soucis à nos adversaires : des ingrédients qui nous ont permis de rester dans le coup jusqu’à la fin. On s’est focalisé sur nos qualités tout en restant humbles. »

« Un très bon mélange de jeunes et de joueurs expérimentés »

Pensais tu vivre de telles émotions lors de ton retour l’été dernier ?

« Je n’en étais pas certain mais j’en avais une grande envie. Partager toutes ces émotions ensemble, voir les gars arriver avec le sourire à l’entraînement, l’avoir aussi à l’issue des matches, ce sont des objectifs très simples qui nous ont ensuite permis d’aller chercher les résultats positifs sur le terrain. »

Comment caractériserais-tu ton groupe ?

Je suis convaincu d’avoir un effectif très riche et très compétent, avec un bon état d’esprit. On s’est toujours dit d’aller chercher les émotions que l’on mérite en laissant s’exprimer les joueurs, en les mettant devant leurs responsabilités et en les poussant à prendre des initiatives. A Beaucouzé, nous avons un très bon mélange de jeunes et de joueurs expérimentés qui connaissent la rigueur et l’exigence du groupe R1.

On parle souvent du travail de tes prédécesseurs. C’était forcément un objectif de « faire mieux » ?

« J’ai eu la chance de côtoyer Lionel Duarte au club il y a cinq ans. Je partageais ses convictions sur le plan humain tout en étant convaincu de mon côté de faire perdurer cet état d’esprit en y amenant ma touche personnelle. Chacun a ses compétences mais l’idée est de faire grandir ensemble, partager, échanger afin de nous amener le plus haut possible en gardant toute notre humilité. »

Toujours en course en coupe de l’Anjou

Tu disposes également de relais au sein du groupe…

« J’ai cette chance oui : Henri Pigeau, Nicolas Guédon, Alan Mermillod, pour ne citer qu’eux, me permettent de faire passer certains messages, sont des relais au sein du club et ce pour toutes les catégories. C’est un travail payant quand on voit les résultats de cette saison avec la montée du groupe réserve et le parcours en Gambardella. De plus, les joueurs s’entraînent sur les mêmes créneaux, se croisent sur le terrain et en dehors. Et chacun a l’opportunité de s’exprimer. »

Te projettes-tu déjà sur la saison prochaine ?

« Oui car j’ai envie d’accompagner au mieux le club et les joueurs dans cette marche importante. Je temporise car nous avons repris le 11 juillet 2021, ça fait un an qu’on est pied au plancher, les gars ont besoin de recul et de prendre conscience de ce qu’ils ont réalisé… et de ce qu’ils vont devoir produire la saison prochaine. J’essaye de les garder concernés mais il faut savourer tout ça, surtout que nous sommes toujours en course en Coupe de l’Anjou. »

Quand on prend l’exemple de Sautron, le club est-il suffisamment préparé à gravir l’échelon national ?

« Chacun a sa propre histoire, c’est compliqué de se comparer à d’autres clubs car chaque situation est différente. La malchance peut aussi parfois s’en mêler. On va essayer d’écrire notre propre histoire mais quoi qu’il arrive, on est convaincu qu’il sera compliqué d’exister la saison prochaine même si rien n’est impossible. Le club est structuré pour y arriver mais le football est compliqué et difficile si on n’y met pas les bons ingrédients. »

>>> A lire aussi : L’ESO la Roche va découvrir le National 3 pour la première fois

SHARE