Invaincues cette saison sur le terrain, toutes compétitions confondues, les Orvaltaises n'ont pas perdu espoir de monter en D2F.
Invaincues cette saison sur le terrain, toutes compétitions confondues, les Orvaltaises n'ont pas perdu espoir de monter en D2F. (Photo Philippe Serre - reflex 1.7)

Alors que la FFF a pénalisé Orvault SF sur le match aller des barrages d’accession, le club de Loire-Atlantique a décidé de faire appel. Avec de vrais arguments.

Supercherie… tricherie… les termes fusent sur les réseaux sociaux d’Orvault SF avec des joueuses ou dirigeants de l’AS Portet-sur-Garonne qui ne se cachent même pas. Pourtant, l’affaire est loin d’être terminée. Le club de Loire-Atlantique a décidé d’interjeter appel de la décision de la Commission Fédérale des Règlements et Contentieux (CFRC). Et il a de vrais arguments.

La notification de la commission fédérale est en effet assez troublante. Tout d’abord, elle indique que « la joueuse Mama Diop a quitté le FCF Condéen pour rejoindre Orvault SF, au sein duquel elle a obtenue une licence enregistrée le 13 juillet 2017, revêtue du cachet mutation ». Puis elle assure que « la licence obtenue par la joueuse Mama Diop est devenue nulle dès l’instant où l’intéressée a rejoint irrégulièrement un club appartenant à une Fédération étrangère et pris part à des rencontres avec celle-ci ».

Outre le match perdu par pénalité, la FFF « annule, à compter de ce jour, la licence délivrée à la joueuse en faveur d’Orvault SF pour la saison 2017-2018 ». Or si la licence est annulée le jour de la commission, comme indiqué dans la notification, elle était donc valable lors du match aller des barrages. En outre, la FFF inverse le règlement FIFA en incriminant Orvault SF alors qu’aucune demande de Certificat International de Transfert (CIT) n’a été demandé par la Fédération Sénégalaise à la FFF concernant une prise de licence par le club de Médiour.

La FFF a reçu un mail… sans preuve !

En Droit, la CFRC ne peut donc pas s’appuyer sur l’article 106.7 des règlements généraux et sur l’absence de demande de CIT de la part d’Orvault SF puisque la joueuse était régulièrement qualifiée par la FFF. Par ailleurs, l’article 187.2 sur la demande d’évocation pourrait ne pas être valable juridiquement puisque la FFF ne prouve aucunement « une fraude, une dissimilation ou une fausse déclaration » de la part du club de Loire-Atlantique. « Mama Diop nous certifie qu’elle n’a jamais signée de demande de licence au Sénégal » précise le président orvaltais Florent Thomas.

La seule preuve que la FFF a reçu, c’est un mail de la Fédération Sénégalaise qui informe que la joueuse avait bien une licence à partir du 26 janvier 2018. Mais sans pièce-jointe. Par contre, l’instance du Pays africain ne s’étend pas sur le fait qu’elle n’a jamais fait de demande de CIT auprès de la FFF. Impossible d’en savoir plus puisque personne ne répond Boulevard de Grenelle, même pas un standardiste ! Affaire à suivre…

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