Orvault SF s'est imposé sur la plus petite des marges contre Mérignac Arlac.
Orvault SF a largement gagné son ticket pour la D2F mais la FFF en a décidé autrement. (Photo Philippe Serre - Reflex 1.7)

La FFF aime bien faire tourner ses clubs en bourrique. Et c’est au tour d’Orvault, débouté en appel et qui doit désormais retourner au CNOSF.

Cette fois c’est fait ! L’AS Portet Carrefour est officiellement en Division 2 féminine comme l’a confirmé la Commission Supérieure d’Appel (CSA) dans la notification envoyée ce mardi 11 septembre à Orvault SF : « Confirme la perte du match par pénalité à ORVAULT SF, l’AS PORTET CARREFOUR étant donc déclaré vainqueur ». Petit problème… le championnat de D2F a débuté depuis quinze jours avec… Portet-sur-Garonne, comme l’avait décidé la FFF le 12 juillet dernier sans que la procédure en cours ne soit terminée.

Mais le dossier Orvault/Portet n’en est plus à une incongruité supplémentaire. Cette fois, la CSA a décidé que « la qualification de la joueuse Mama DIOP en faveur d’ORVAULT SF a été interrompue du fait de sa participation à au moins une rencontre au Sénégal ». Alors que Jessica Bunker, la Canadienne de l’AS Porter Carrefour, a joué au Canada après sa prise de licence en France. La même commission avait été jugé ce fait comme « un problème de la Fédération Canadienne de Football ».

La FFF continue d’ignorer le règlement FIFA

A la lecture des pièces fournies par la FFF ainsi que des arguments indiqués dans la notification, il convient que les demandes faites par le CNOSF le 21 août dernier sont passées comme lettre morte. Pire ! La CSA affirme sur le contact des services juridiques au Sénégal, le fameux Alpha Fall contesté par le club orvaltais, « qu’il y a lieu de lui faire savoir que l’expéditeur des courriels, dont la signature précise qu’il est Responsable des compétitions internationales et transferts internationaux, est le référent TMS (système des transferts internationaux de joueurs professionnels) de la Fédération Sénégalaise de Football auprès de la F.I.F.A., reconnu et enregistré comme tel par cette dernière ».

Un contact qui se presse donc de répondre aux services juridiques… mais qui ne répond jamais aux demandes de Certificat de Transfert International (CIT) demandées par la FFF à la Fédération Sénégalaise, comme nous en avons eu la preuve plusieurs fois au mois d’août. Et on passe des preuves comme les articles d’un site internet sans mentions légales et qui a aussi réalisé l’interview d’un marabout pour savoir quand reviendrait la pluie.

C’est donc un dossier vide, sans aucun argument sur le fond, avec lequel la Commission Supérieure d’Appel a jugé Orvault SF. Qui n’a d’ailleurs pas été convoqué le jeudi 6 septembre. Pour la deuxième fois dans ce dossier, le club de Loire-Atlantique va donc saisir le CNOSF en conciliation. Et ce n’est pas certain que le conciliateur apprécie les facéties de la FFF qui a, semble-t-il, décidé de continuer à ignorer l’article 5.2 des transferts internationaux de la FIFA. Ou plutôt d’en inverser le sens ! A un an de la coupe du Monde féminine en France, c’était pourtant « Le moment de briller » !

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