Le palais de justice de Nantes.
Le palais de justice de Nantes. (photo Gilles Meussieux - Adobe Stock)

Ce mardi 12 février, nous avons publié un article intitulé Un entraîneur de football amateur condamné pour insultes racistes. Nous avions pris soin de ne pas citer le nom de cette personne, même si cette information était publique lors de l’audience au tribunal de Nantes.

Le club de La Montagne a souhaité user de son droit de réponse au sujet de cet article, les propos qui suivent n’engagent donc que le club de Loire-Atlantique.

——————————————————————————————————————–

A la lecture de différents articles de presse parus sur la comparution au tribunal, lundi 11/02/2019, d’un dirigeant du club du FC La Montagne, concernant une plainte pour « insulte raciste » lors de la rencontre entre le FC La Montagne 2 (et non l’équipe fanion) et US Bouguenais 1, en date du 22/04/2018. Les dirigeants et éducateurs du Football Club La Montagne sont consternés par les propos et l’image donnée par de tels articles.

Nous souhaitions tout d’abord informer que le dirigeant incriminé, dont la vie privée a été étalée fait appel de la décision du Tribunal. Ne se sentant pas coupable des faits reprochés, il ne s’était pas fait assister d’un avocat. Cette fois, choqué par la tournure prise, il prépare son appel avec le soutien d’un avocat et pourra ainsi bénéficier de témoignages et de faits, non entendus lors de cette audience. Bénévole depuis plusieurs années, il n’a, certes, pas un comportement irréprochable, mais les dirigeants et adhérents sont unanimes sur le fait que cette accusation ne soit absolument pas le reflet de la personne et de ses valeurs.

De plus, le travail bénévole de plusieurs années, des dirigeants du club, autour du projet associatif, des actions menées et des valeurs portées, sont entachés par cette image donnée par la victime citée dans les articles. Oui l’ensemble des dirigeants est touché et en colère. Le club tout entier, aux adhérents de multiples nationalités, se sent sali. Le travail fait auprès des jeunes autour des thématiques, telles que l’interculturalité, la tolérance, la citoyenneté et le respect des personnes, l’implication des bénévoles dans l’accueil et l’accompagnement des migrants licenciés tant autour du lien social que dans l’orientation vers les associations leur permettant le recours aux droits sont bafoués par ces reproches, ressentis comme injustes et injustifiés.

Alors que ce dirigeant de l’US Bouguenais donne une image terne et négative de nos valeurs, sur des faits passés en avril 2018, ce même club a sollicité, en septembre 2018, le FC La Montagne pour créer une entente sur une équipe U15. Comment un club peut-il vouloir s’engager aux côtés d’une telle association, si les faits et reproches étaient vraiment avérés ? C’est pourquoi, nous nous interrogeons aujourd’hui sur la poursuite de cette collaboration, qui aurait malheureusement des répercussions sur les joueurs. Le monde associatif se voit en perte d’engagement bénévole, rien de très surprenant lorsqu’on considère les répercussions de tels propos.

PARTAGER