Tous les week-ends, ce sont cinquante équipe de l'ACBB qui sont sur les terrains !
Tous les week-ends, ce sont cinquante équipes de l'ACBB qui sont sur les terrains ! (Photo AC Boulogne-Billancourt)

Deuxième la saison dernière, l’AC Boulogne-Billancourt est devenu le plus gros club de France avec près de 1500 licenciés. Mais comment fonctionne une si grosse machine ?

L’AC Boulogne-Billancourt est le club de France qui compte le plus grand nombre de licenciés (au 18 février). Ce qui ne semble pas étonner Gilles Bibé, le directeur sportif du club. « L’année dernière, ça s’est joué à rien avec Cergy Pontoise. C’est aléatoire. » Pourtant, en quatre ans, le nombre de licencié de l’ACBB a augmenté de 20% et l’équipe fanion est passée de la DH (Régional 1) au championnat de National 2 car il y avait « un désir de développer l’équipe première. »

Quant au nombre de licenciés, selon lui, « l’ACBB est une marque. Les parents veulent inscrire leurs enfants dans ce qui se fait de mieux. » L’image d’un club formateur joue aussi beaucoup sur le nombre de licenciés. Hatem Ben Arfa, Yacine Bammou, Allan Saint-Maximin, pour ne citer qu’eux, sont passés par le club des Hauts-de-Seine. Ajouté à cela, dix à quinze enfants de l’ACBB intègrent chaque année un centre de formation. Beaucoup de jeunes viennent ainsi dans l’espoir de devenir professionnel.

Dix terrains sur six sites différents !

« Gérer tout ce monde n’est pas toujours évident », reconnait Gilles Bibé. Chaque équipe réalise ses entraînements sur un même terrain tout au long de la saison pour simplifier la logistique. Le club dispose de dix terrains répartis sur six sites mais un seul à Boulogne-Billancourt. « Un terrain synthétique neuf mais non homologué vient de nous être livré. Nous avons maintenant deux terrains à Boulogne », ajoute-t-il. Le dirigeant francilien rêve d’ailleurs d’un terrain supplémentaire. « Surtout qu’au stade Gallo, à côté de notre terrain, il y en a un de rugby mais il en faut pour tout le monde », relativise-t-il.

Dernièrement, lorsque la météo a fait fermer la plupart des terrains, même synthétiques, « l’équipe National 2 a galéré pour s’entraîner… En quinze jours, elle s’est entraînée seulement deux fois. » Le club a néanmoins tout fait pour que chaque équipe s’entraîne au moins une fois par semaine pendant cette période. Déplacer les séances pour près de cinquante équipes n’est pas chose aisée mais « heureusement que l’on a une équipe communicative et qu’il y a eu des progrès techniques » ajoute Gilles Bibé.

L'ACBB, ce sont 80 éducateurs qui s'occupent des 1500 licenciés du club !
L’ACBB, ce sont 80 éducateurs qui s’occupent des 1500 licenciés du club ! (Photo AC Boulogne BIllancourt)

Une équipe technique composée de 80 éducateurs !

Emmener les enfants aux matchs peut parfois être aussi complexe. Alors, le club a pris les devants en remplaçant trois de ses six minibus par des plus récents. Ils ne sont pas encore livrés alors le club s’organise « en louant un car pour transporter les enfants sur les plateaux ». Bien souvent, le club est obligé de faire appel aux parents, qui répondent présents. L’équipe fanion et les U17 nationaux utilisent, eux aussi, un bus pour leur déplacement. Les équipes rencontrant des difficultés pour se déplacer, les minibus leur sont attribués.

« Nous avons 1500 licenciés, donc, lorsque nous multiplions par le nombre de cotisations (sic), on a un bon budget », précise Gilles Bibé. Mais comme pour beaucoup de clubs, « les subventions diminuent de plus en plus, alors nous devons toujours chercher des aides à côté ». L’AC Boulogne-Billancourt bénéficiait de contrats aidés qui « permettaient de payer convenablement les éducateurs sans que ça ne coûte trop cher au club ». Mais les derniers contrats aidés de l’ACBB se termineront à la fin de la saison et le renouvellement paraît difficile. « Nous pensons aux services civiques pour l’année prochaine » qui compléteront l’équipe, composée actuellement de 80 éducateurs.

Les objectifs du plus gros club de France sont « le maintien en N2, de faire monter les U19 en National », car d’après le directeur sportif boulonnais, « le but est de faire monter les jeunes en équipe fanion plutôt que de recruter des mercenaires ». Pour y arriver, l’équipe réserve a pour mission d’être un tremplin pour les jeunes du club. Concernant l’évolution du nombre de licenciés, le directeur sportif de l’AC Boulogne-Billancourt estime que « le club a atteint sa limite, en terme d’effectif car on refuse chaque année des enfants ». Et gérer 50 équipes au quotidien est une vraie performance !

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