Entre Grenoble Foot 38 et le Vendée Les Herbiers Football (ici en National), la contribution des collectivités locales n'était pas la même. (Photo Metro-sports)

Si les clubs de National ont vu les contributions des collectivités baisser ces dernières saisons, ce n’est pas le cas en National 2. Dossier DNCG #1.

Promu en National 2, le club des Voltigeurs de Châteaubriant doit faire face à une polémique concernant la subvention municipale accordée par la mairie. En effet, lors de son dernier conseil municipal, la commune du nord de la Loire-Atlantique a décidé de doubler sa participation… de 40 000 euros à 80 000 euros. Ce qui ne plaît pas forcément à d’autres associations qui n’ont pas manqué de le faire savoir.

Dans les chiffres que nous nous sommes procurés de la DNCG amateur, cette subvention municipale est très loin de la moyenne qui était de 226 000 euros en 2017-2018 pour les clubs de National 2. Un chiffre légèrement en hausse sur les cinq dernières saisons (216 000 euros en 2013-2014) mais qui avait subit une érosion (203 000 euros en 2014-2015). Globalement, les contributions des collectivités territoriales augmente légèrement, de 336 000 euros à 342 000 euros, pour les clubs de National 2. Ce qui pourrait faire saliver quelques clubs !



Mais il est intéressant de remarquer que la part du Conseil départemental a été largement réduite, de 64 000 euros à 44 000 euros. Elle a tout de même été compensée par la hausse de celle des agglomérations, de 21 000 euros à 39 000 euros. Ce qui peut généralement être interprété soit par un transfert de compétences entre ces deux collectivités ou alors la présence de clubs provenant de villes plus importantes. Enfin, les subventions des conseils régionaux restent stables en cinq ans (19 000 euros à 22 000 euros.)

Mais ces chiffres moyens sont à prendre avec beaucoup de prudence. « Il existe une énorme disparité des subventions suivant la zone géographique, souligne Christophe Fauvel, le président du Bergerac Périgord FC. De plus, certains agglomérations ont la compétence sport alors que d’autres ne l’ont pas. Il faut donc relativiser ces chiffres. » Quand les clubs peuvent compter sur une agglomération… ce qui n’est pas le cas de beaucoup de communes de petite taille.

« Les recettes des collectivités sont en diminution, précise Karl Olive, Maire de Poissy, qui a aussi été président du club (N2). Beaucoup de municipalités ne signent plus un chèque en blanc. Il faut que que le club soit une valorisation de l’image de la ville. Car une collectivité doit être dans l’accompagnement et non dans l’assistanat. » Une réflexion intéressante à méditer…

Une forte baisse des subventions en National

En 2013-2014, les clubs de National recevaient 742 000 euros de contribution des collectivités territoriales. Cinq ans plus tard, elles ne sont que de 554 000 euros, soit une baisse significative de 25%. Celle-ci est principalement due au retrait des municipalités, de 366 000 euros en moyenne à 234 000 euros, mais aussi des conseils départementaux, dont la subvention moyenne est passée de 123 000 euros à 89 000 euros.

La hausse de contribution des agglomérations, de 133 000 euros à 160 000 euros, n’a pas compensé ces différentes baisses. Avec des budgets moyens qui restent plutôt stables (2,44 millions d’euros en 2013-2014 à 2,60 millions d’euros en 2017-2018), les clubs de National ont dû compenser avec d’autres revenus tout en réduisant leur masse salariale (626 000 euros en 2013-2014 contre 515 000 euros en 2017-2018).



Comme pour le National 2, ces moyennes des contributions des collectivités sont à relativiser puisque le National compte tous les ans des clubs professionnels qui ont des aides plus importantes que les clubs amateurs. Et certains clubs à fort potentiel – c’est à dire de villes de plus de 100 000 habitants – ont fréquenté le National ces dernières saisons comme Strasbourg, Orléans, Amiens ou Grenoble.

>>> A lire demain, Dossier DNCG #2
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