Sarah M'Barek lors de son départ d'En Avant Guingamp. (Photo Frédéric Jigorel)

Un an après avoir quitté le banc d’En-Avant Guingamp, Sarah M’Barek a accepté de relever un gros défi à Djibouti. L’ex-internationale raconte.

Retour en arrière, direction mai 2018. Après cinq ans passés à la tête de l’équipe féminine de Guingamp, Sarah M’Barek laisse le club en D1 après une victoire 1-0 face à l’Olympique de Marseille et prend une année de repos bien mérité. L’ex-internationale tricolore n’avait plus connu ça depuis ses 14 ans, sachant qu’elle a été une joueuse professionnelle à l’ESO Le Roche puis à Montpellier où elle a décroché deux titres de champion de France. Après son passage en Bretagne, la famille M’Barek a pris la direction du Sud pour se retrouver.

« J’avais besoin de souffler et de faire un point sur moi-même ce qui m’a permis de me poser, explique-t-elle. Au bout de six mois, j’étais requinqué et j’avais besoin d’un nouveau challenge. » Quelques mois plus tard, parmi les quelques propositions qu’elle peut recevoir, Sarah M’Barek se concentre sur l’idée de rejoindre Djibouti qui cherchait un entraîneur femme. « J’ai rencontré le président, j’ai découvert les installations et j’ai été convaincue, poursuit la technicienne. Le projet est très ambitieux car tout est à faire. »

Rapatriée en avion militaire !

Elle a pris ses fonctions en septembre 2019. Quelques mois plus tard, elle fait un premier état des lieux de son nouvel emploi. « Les choses se mettent en place, assure-t-elle. La Fédération Française de Football et la FIFA sont très présentes et sont-là pour aider ce pays à se développer sur le plan du football féminin et masculin. Un DTN Breton a été nommé et chez les garçons, on y retrouve un sélectionneur français. »

Elle est heureuse de relever ce beau défi. « On a cœur de faire notre travail, de mener à bien notre mission et de développer le football, la compétition et de faire briller les équipes nationales, le plus haut possible. De mon côté, le niveau est correct, les joueuses sont très réceptives, elles ont envie d’apprendre et elles sont très reconnaissantes. »

A l’heure actuelle, comme de nombreuses personnes, Sarah M’Barek est confinée à cause de cette crise sanitaire. « On a été rapatrié avec un avion militaire en France, raconte-t-elle. On a été mis en quarantaine pour quatorze jours dans l’Aude avant de pouvoir rentrer à Montpellier dans ma belle-famille. Quand j’étais à Djibouti, au début, j’avais pas mal de boulot à rattraper sur le niveau administratif mais c’est vite devenu calme. Du coup, on fait plus de sport, de cuisine et surtout on prend des nouvelles de la famille et des amis. » Avant de retourner sur les bords de la Mer Rouge dans quelques semaines pour continuer sa mission.

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