Les minibus du SC Toulon ont entièrement brûlé le dimanche 30 juillet.
Les minibus du SC Toulon ont entièrement brûlé le dimanche 30 juillet. (Photo Twitter Var Matin)

Vols, incendies, dégradations… les clubs de football sont de plus en plus assujettis à des actes de vandalisme ces dernières mois.

« C’est un peu à l’image de notre société ! » Ce président d’un club du Grand Ouest n’en peut plus. En quelques semaines, les locaux de son club-house ont été forcé trois fois. Et c’est toujours le même mode opératoire. « On a bien vu avec la commune pour sécuriser les lieux mais cela ne sert pas à grand chose » déplore le dirigeant, qui préfère rester anonyme.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux des trois minibus du Lannion FC (Côtes d’Armor) ont été dégradés. Les quatre roues du premier ont été démontées, les vitres du second ont été brisées et les deux batteries volées. Pire ! Quelques jours auparavant, ce sont les trois minibus du SC Toulon qui avaient été… entièrement brûlés. « C’est du vandalisme gratuit, a commenté Marc Chiapello, le président toulonnais, dans Var MatinÀ l’arrivée, ce sont les enfants du club qui vont être pénalisés car ce sont eux qui utilisent les minibus, que nous prêtons aussi à des associations parfois. C’est rageant. Nous avons porté plainte et nous sommes dans l’attente des images de la vidéosurveillance. C’est vraiment de la bêtise à l’état pur. »

Le week-end dernier, c’est le club de Bourg-les-Valence (Drôme) qui a vu son local complètement dévasté. Vitres cassées, armoires fracturées, ordinateurs et imprimantes arrosés avec des extincteurs, maillots de foot jetés au sol… mais aucun vol ! La encore, on peut faire bien pire comme à l’Etoile Sportive de Saint-Simon, petit club de Toulouse. Dans la nuit du 21 au 22 juillet, un incendie criminel a entièrement dévasté les locaux de l’association.

Les locaux de l'Etoile sportive Saint-Simon ont été entièrement brûlés, un acte criminel.
Les locaux de l’Etoile sportive Saint-Simon ont été entièrement brûlés, un acte criminel. (Photo ESSM)

« Tous les souvenirs, 83 ans d’histoires sont partis en fumée, a déploré Frédéric Buigues, le président, sur la page Facebook du club. Tout le matériel nécessaire aux enfants, tous les maillots, tous les ballons ont brûlés mais aussi nos bureaux et l’informatique. C’était un lieu de vie où tous les amoureux du foot, et du quartier aimaient se retrouver pour partager les souvenirs, pour refaire le match voire le monde. » Sur les 35 000 euros de dégâts, il reste encore 10 000 euros à la charge du club qui a lancé une cagnotte sur Leetchi.com.

Les clubs sont donc de plus en plus enclin au vandalisme comme ce fut le cas l’été dernier dans le Vignoble nantais où une vingtaine de vestiaires ont été visités durant des entraînements. Et les assurances commencent à être plus méfiantes lors du renouvellement des contrats, le matériel n’étant presque jamais indemnisé en cas de sinistre.

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