Un peu partout en France, des clubs estiment que leurs municipalités ne font pas le maximum pour leur fournir des terrains de qualité.

Le 1er août dernier, nous avions évoqué les problèmes de l’Alliance Sportive Seingbouse, Betting Henriville qui était proche de mettre la clé sous la porte parce que le club avait été interdit de terrains par les mairies. Quatre mois plus tard, la mairie d’Henriville n’a toujours rouvert son stade ni réparer la main courante qui risquait de tomber, préférant laisse son arrêté municipal. Comme les Mosellans, de nombreux clubs souffrent de leurs installations aux quatre coins de la France.

La semaine dernière, l’Amicale Saint-Lyphard (Loire-Atlantique) est montée au créneau. « Ça fait des années que la situation se dégrade et cet automne avec les conditions compliquées, ça devient dramatique, explique un dirigeant du club situé dans la zone humide de la Brière. Nos jeunes ne peuvent quasiment plus s’entraîner, nos seniors garçons le font malgré le risque sur stabilisé mais sans ballon… nos féminines, en groupement heureusement, utilisent les terrains de Sainte-Reine-de-Bretagne et de Crossac mais ça génère des perturbations dans tous les clubs. »

La situation est devenue très tendue avec la mairie qui a indiqué au club « de ne pas se comporter en enfant gâté par rapport aux sinistrés du Sud-Est » … alors qu’un skate-parc a été construit à quelques pas du stade avec un investissement de plus 120 000 euros. Pas certain que le rôle social de cet équipement soit le même que celui du club de football !

Le terrain de Saint-Lyphard est dans un état lamentable. (photo DR)

A quelques kilomètres, c’est à Guérande que le club de la Madeleine possède un terrain tout neuf… mais impraticable ! « Le terrain refait à neuf l’été 2018, indique un dirigeant du club de la côte Atlantique. La mairie et la société qui a fait les travaux se rejettent la faute. A priori, la mairie devait arroser une vingtaine de jour après l’engazonnage… jamais fait du coup mauvaise herbe et gazon ont poussé ensemble et il ne reste que l’herbe. » La photo parlent d’elles-même…

Le terrain de Guérande date de… 2018 ! (photo DR)

A Monein, dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est le terrain synthétique qui est constamment inondé. « Il a étais construit sur un marécage et il a été empierré sur 1,50 mètres de profondeur car le terrain n’était pas plat du tout à la base, précise Laurent Flagrin, membre du bureau du club. Les drains sont bien bouchés car l’entretien n’a pas été fait comme il fallait sur ce terrain. L’ensemble a coûté un peu plus d’un millions d’euros ! » Un comble pour un terrain qui devrait être utilisable presque toute l’année !

Le terrain synthétique de Monein. (Photo DR)

En Meurthe-et-Moselle, le SC Malzeville a aussi un gros soucis avec son terrain d’honneur qui ressemble plus à un parking qu’à un stade de football. « Nous sommes à chaque entraînement 20 à 25 seniors, confie Tristan Cocq, l’entraîneur de l’équipe fanion qui évolue en D1. La mairie refuse d’investir dans le complexe même en sachant que nous représentons la plus grosse association de la commune. »

A Malzeville, le terrain d’entraînement est dans un état calamiteux. (photo DR)

Ce genre de témoignage, on en a reçu des dizaines… mais cela concerne des centaines de clubs. Entre des ballons d’eau chaude qui ne sont pas changés – avec de bonnes douches froides pour les joueurs – des installations dangereuses, que ce soient les terrains ou les bâtiments, ou encore des clubs laissés pour compte par leur mairie alors qu’ils ont un rôle social prépondérant. Triste…

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