Photo Philippe Le Brech

Dimanche, un joueur de Châteauneuf-sur-Cher a été frappé par un adversaire à l’issue de leur match du premier tour. Bilan : plusieurs fractures de la mâchoire.

Si le bonheur de retrouver les terrains prime, c’est aussi le retour de la violence. De ces gestes qu’on ne souhaite pas voir dans un stade. C’est ce qui s’est passé ce dimanche à Morthomiers (Cher) à l’issue d’une rencontre du premier tour contre Châteauneuf-sur-Cher. « On avait envie de jouer au foot, se faire plaisir, le match était de bonne tenue et voilà » a confié Patrice Bianchetta, le président du club visiteur, au Berry Républicain.

Un de ses joueurs – âgé de 24 ans – a en effet été lâchement agressé par un adversaire. Selon le quotidien du Berry, il s’est pris un violent coup de poing dans la tête. « Mon joueur a été transféré à Tours, il a dû être opéré de plusieurs fractures de la mâchoire » a expliqué lundi soir le dirigeant castelneuviens au quotidien du Berry, soulignant le geste du gardien de but de Morthomiers « venu protéger mon joueur à terre ».

De deux à cinq ans de suspension

Le geste violent du joueur local a néanmoins étonné. « Je combats tout cela, a souligné Morgan Belle, le président marémortains. Des supporters des deux équipes qui entrent sur le terrain, pour moi c’est de la science-fiction. Le club assumera ses responsabilités. Le joueur en cause a été écarté en attendant la décision du district de football. » Selon Le Berry Républicain, la brigade de Gendarmerie de Saint-Florent-sur-Cher a ouvert une enquête pour déterminer les diverses responsabilités.

La commission de discipline de la Ligue du Centre Val de Loire – qui gère les six premiers tours de coupe de France – va se saisir de cet incident et ouvrir une instruction, comme c’est d’usage étant donné la violence du geste. Avec le barème disciplinaire, la sanction sera dans l’article 13 – « Acte de brutalité/coup » – avec différents cas de figure suivant l’Incapacité Totale de Travail (I.T.T.) prescrite à la victime. Cela peut aller de deux ans de suspension (moins de huit jours d’I.T.T.) à cinq ans de suspension (plus de huit jours d’I.T.T.).

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