Après les clubs professionnels, c’est le collectif des clubs amateurs qui a été reçu par le Conseil d’Etat ce lundi. Impressions.

En quelques jours, Bertrand Dacosta aura manger du football ! Après l’audition ses clubs professionnels (Amiens, Lyon et Toulouse) la semaine dernière, le juge du Conseil d’Etat a reçu un collectif d’une trentaine de clubs amateurs ce lundi. Et les débats ont été plutôt animés entre les avocats de ces clubs et ceux de la Fédération Française de Football.

Le premier sujet a été la décision de maintenir les relégations après l’arrêt des championnats. « Une solution simpliste » ont asséné les avocats des clubs amateurs tandis que ceux de la FFF ont martelé que ce serait « une incohérence sportive » qui aurait « bouleversé la pyramide des compétitions ». L’instance fédérale s’est ainsi défendu sur le fait que les clubs auraient été plus nombreux à chaque niveau national… avec forcément un problème de calendrier.

Un complément d’information demandé

C’est pourtant ce que la FFF a imposé aux Ligues et Districts qui doivent désormais jongler avec des championnats qui ont tous subi des modifications. La compétence du Comex sur la prise de ces décisions a aussi été amenée aux débats, les avocats de la FFF rappelant qu’il se saisissait dans « l’intérêt supérieur du football ». Ce qui n’a pas manqué de faire réagir la partie adverse qui n’a pas hésité à parler de « porte ouverte à tous les abus ».

Le juge du Conseil d’Etat rendra sa décision jeudi mais il a tout de même demandé un complément d’information à la FFF sur le nombre de matchs joués dans les différents championnats, à tous les niveaux. Des précisions que le magistrat attend pour ce mardi en fin d’après-midi. En attendant, il aura rendu sa décision dans le dossier des clubs professionnels. Affaire à suivre…

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