Chaque saison, de nombreux clubs se font épingler par la DNCG alors que d’autres passent à travers les mailles grâce à quelques astuces.

On aurait pu le faire style Cash Investigation en allant sonner à la porte des clubs pour les interroger sur leurs pratiques. Mais on aurait eu besoin d’une émission de deux heures ! On a donc choisi de vous dévoiler pèle-mêle quelques pratiques utilisées des clubs pour passer à travers les mailles de la DNCG, pour les Nationaux, ou de la CRCG, pour les Régionaux.

On ne va se faire que des copains, c’est sûr ! Car quand les charges augmentent et les subventions baissent, il faut bien trouver quelques astuces. Sauf que le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas sûr… Car les contrôles de l’URSSAF et des impôts se multiplient dans les clubs et les sanctions financières peuvent être très lourdes.

Bon on vous rassure quand même, ces astuces n’ont rien à voir avec celles de nos grands clubs pros et des différents montages qu’ils peuvent faire pour s’offrir une star interplanétaire… Allez, c’est parti !

1. Les frais kilométriques

C’est un des principaux moyens pour les clubs de rémunérer leurs joueurs. Et plus ils viennent de loin, mieux c’est… surtout quand trois, quatre ou cinq d’entre-eux font du covoiturage pour aller à l’entraînement ! Car ça permet à chacun de toucher ses frais de déplacement en limitant les voyages. Mais attention à ne pas se faire prendre par la patrouille !

2. Les emplois aidés (ou emplois fictifs)

Ils ont été divisés par trois depuis un an car le Gouvernement les jugeait peu utiles. Et c’est peut-être un peu la faute de certains clubs qui en ont largement profité ! Il suffisait de connaître quelqu’un à la Mission Locale du coin pour faire signer un CAE à un joueur… que personne ne voyait jamais au club si ce n’est pour les entraînement et les matchs. Et qui finalement n’avait jamais eu la formation comprise dans son emploi aidé ! Et ceci pour le plus grand malheur des clubs qui proposaient un véritable emploi à un éducateur.

3. Une association satellite

Que c’est bien d’avoir un club des supporters ou une amicale des amis du club (LOL) ! Celui où les mecs viennent taper dans le tambour et encourager son équipe le week-end. Mais que c’est bien de pouvoir se reposer sur une association satellite du club qui peut gérer toutes les manifestations… et ainsi récupérer un maximum d’espèces ni vu ni connu pour filer des petites enveloppes à ses joueurs chaque mois. Alors certes, il existe de vrais clubs des supporters. Mais cette pratique a été largement utilisée par certains clubs de football.

4. Pôle Emploi, la bonne pioche !

Ah… les joueurs au chômage ! Rien de tel pour attirer une pointure sans club en lui donnant le petit billet qui va bien pour assurer les fins de mois. Et puis de temps en temps l’appartement, histoire d’être sûr qu’il se sente bien. Bon par contre, tenir la buvette des gamins le samedi matin, ce n’est pas compris dans le contrat… oups, il n’y en a pas !

5. Le boulot à tiers-temps chez le partenaire du club

Le boulot à 15 heures par semaine payé 35 chez le partenaire du club… ou le pote du président. Enfin ça revient au même. Même si c’est de moins en moins répandu, c’était un des musts des années 90 et 2000 ! Et ce n’était pas tout le temps une bonne idée pour garder son partenaire…

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